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  • : Le blog de Maria El Aïssi est un blog avec des articles traitant de l'actualité, du cinéma, des people, de la société, des choses de la vie quoi....
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 13:30

 

 

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Située sur la côte de l’Océan Atlantique, la ville de New York ou New York City est sans doute la ville la plus cosmopolite de la planète. Ses plus de 8 millions d’habitants offrent à la ville un éclectisme hors du commun.

C’est la ville qui ne dort jamais : c’est La Grosse pomme, Big Apple, la ville où tout est possible. En bref, « The American Dream ».


HISTOIRE DE LA VILLE



Exploration

 

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La Nouvelle Amsterdam


La ville possède une histoire très riche depuis les premiers colons jusqu’aux nouveaux immigrants qui ont offert à New York leurs multiples cultures.

Peuplée jusqu’à présent par les Indiens, les Amérindiens Lenapes, c’est en 1624 que l’Italien Giovanni Da Verrazano qui découvre la baie de New York (appelée Nouvelle Angoulème à l’époque).

En 1609, un navigateur anglais envoyé par la Compagnie néerlandaise des Indes Orientales, Henry Hudson, explore plus avant la région par le fleuve (dont il port le nom aujourd’hui). La région est alors la propriété des Hollandais qui s’y installent près de vingt ans plus tard sur une île, la Nouvelle Amsterdam, aujourd’hui Manhattan.


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Giovanni Da Verrazano


Ils rachètent l’île aux Indiens en 1626.

Colonisation britannique (1664-1783)


En 1664, une expédition britannique (colonel Richard Nicolls) prend l’île et la rebaptise New York en l’honneur du Duc d’York, le frère du Roi Charles II.

On y parle anglican. La ville se développe rapidement.

C’est à partir de cette époque là que la ville connaît le début de l’arrivée de nouveaux colons, notamment les Européens. Alors que la ville comptait 5 000 habitants en 1700. En 1775, ils sont 70 000 habitants. La construction d’institutions est nécessaire pour l’éducation (King’s college) et le commerce (le port).

En votant le « Stamp Act », une Loi imposant un droit de timbre (sur les documents officiels britanniques), New York connait sa première crise : les colonies britanniques contestent la Loi (abrogée l’année suivante) mais surtout la présence coloniale anglaise. Elles créent le mouvement des « Fils de la Liberté ».

C’est la guerre pour l’indépendance américaine de 1775 à 1783.


La ville reste britannique jusqu’en 1783, malgré l’indépendance le 4 juillet 1776.

New York devient la capitale provisoire du pays, de 1785 à 1790, le Congrès continental s’y étant installé. Lorsque ce dernier déménage à Philadelphie en 1789, un président américain (George Washington) prête serment pour la première fois (la Constitution américaine avait été adoptée en 1787 et était rentrée en application en 1788).

Essor industriel et démographique



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Une manufacture à Little Germany



Devenue centre commercial reconnu, les immigrants affluent. Plus de la moitié de la population est née à l’étranger.

Au XIXème siècle, les Européens (Irlandais, Allemands) fuyant la répression en Europe viennent s’installer en ville. Chaque communauté s’installe dans un quartier propre :

- les Allemands à « Little Germany » ;
- les Afro-américains à « Harlem » ;
- les Italiens à « Liittle Italy » ;
- les Chinois à « Chinatown » ;
- les Portoricains à « Spanish Harlem »…

La ville croit très rapidement :

- En 1820, la ville compte 127 000 habitants. C’est la ville la plus peuplée du pays.
- En 1860, ils sont 800 000 habitants.
- En 1875, la population dépasse le million d’habitants.
- En 1892, 3 millions d’habitants.

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En 1898, la ville est divisée en cinq districts (quartiers).

Les pauvres s’entassent dans les cités et les classes moyennes s’installent dans les banlieues. Cela n’empêche pas que New York soit la ville industrielle la plus importante aux USA en 1900 suite à la Révolution Industrielle.

Cette croissance doit beaucoup aux nouveaux aménagements.
Surtout grâce à son réseau de transport :
- les canaux (Canal Erié, Canal Chaplain),
- le chemin de fer : la gare de Grand Central Terminal est construite en 1913 ;
- le métro en 1904 ;
- le réseau routier est amélioré : voies rapides, tunnels et ponts ; et
- le port. En 1900, le port de New York est le premier port du monde.

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New York au 20ème siècle



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New York en 1900


L’essor économique est tel que la ville investit chaque jour un peu plus mais le 24 octobre 1929, la bourse de New York s’effondre, c’est le crack boursier, le « Jeudi noir ».

La crise économique touche le monde entier. C’est la « Grande Dépression » (1929-2nde guerre mondiale : déflation et chômage).

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Mais la ville reprend son essor dès l’année suivante avec notamment la création de grands buildings comme l’Empire State Building ou le Chrysler Building.


Cependant les problèmes sociaux vont de paire avec la croissance de la ville.

La City doit faire face à des grèves (1919, 1966), à la prohibition (1930, interdiction de vendre, fabriquer ou transporter de l’alcool), à des émeutes (1964 et 1968 suite à l’assassinat de Martin Luther King, un pasteur afro-américain, luttant pour les droits civiques), à la délinquance (bidonvilles) et à de nouveaux problèmes économiques (chômage et misère) dans les années 70.

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Martin Luther King

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Malcolm X


En 1965, le leader noir Malcom X, grand défenseur des droits de l’homme aux USA (contre la ségrégation raciale) est assassiné.

Entretemps, de nouveaux immigrés affluent : la population d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique.

Malgré la crise, la ville reste la capitale culturelle du monde. De nombreux artistes et intellectuels y ont trouvé leur inspiration et ce dans tous les domaines (art, culture et spectacles, cinéma…). Mais aujourd’hui, la ville ne joue pas un impact seulement sur les arts et la culture mais aussi sur le commerce, les médias (rédactions internationales comme le New York Times, NBC, ABC, CBS…), la recherche, les technologies et l’éducation.

C’est ainsi que dans les années 1980, New York reprend sa place dans le premier rang mondial. Mais ce n’est vraiment que dans les années 90, que le Maire Rudolph Giuliani (1993) combat la crise et la criminalité avec sa politique de Tolérance zéro et ce malgré les attentats que connait la City (World Trade Center, 1993).

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Au début des années 2000, New York connaît de graves difficultés (et le reste du monde aussi) :

- La ville est frappée par les attentats du 11 septembre 2001 (effondrement du World Trade Center percuté par deux avions de ligne pilotés par des terroristes d’Al Qaida).

- la crise des « subprimes » (2007) et la faillite de Lehman Brothers (banque d’investissement)

- et le scandale Madoff.


ADMINISTRATION DE LA VILLE



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Le maire Michael Bloomberg


La ville est dirigée par le maire, au New York City Hall. Il est élu pour 4 ans par les habitants de la ville. Il détient le pouvoir exécutif.

Les quartiers sont dirigés par des Borough présidents. Ils n’agissent qu’à titre de conseillers au maire.

Le pouvoir législatif (décision des lois et règlements) est confié au Conseil Municipal (51 membres).

Le pouvoir judiciaire est bien sûr attribué aux tribunaux :

-un tribunal civil,

-un tribunal pénal (pour chaque quartier) traite les délits mineurs,

-une cour suprême qui traite toutes les autres affaires criminelles. La prison la plus importante est celle de Rikers Island.

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Rikers Island


Pour assurer la sécurité de la population, la ville s’est dotée du plus puissant service d’ordre des USA : le New York City Police Department (NYPD).

Malheureusement, le taux de criminalité est l’un des plus importants du monde et la mafia est présente dans tous les quartiers. En effet cinq familles se partagent les divers trafics (drogue, racket) :

- les Genovese
- les Gambino
- les Lucchese
- les Columbo
- les Bonnano.

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NYPD

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FDNY


Les pompiers, le New York City Fire Department (FDNY), sont au nombre incroyable de 2 000.

 

URBANISME

Les quartiers de la ville



Ils forment les comtés de la ville et regroupent les 8.175 millions d’habitants que compte la ville.
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Brooklyn

La ville était indépendante jusqu’en 1898. Aujourd’hui, c’est le quartier résidentiel.

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Queens



C’est un quartier industriel et résidentiel de la ville et celui de l’équipe des New York Mets.

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Le Bronx

Le quartier représente le melting pot de la population. Quartier pauvre au départ mais plus glorieux aujourd’hui grâce à la culture Hip Hop et à l’équipe des New York Yankees.

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Manhattan

Quartier le plus riche et le plus peuplé, c’est la place financière de la ville et là où se trouvent les grands buildings, les grandes entreprises et le siège des décisions (ONU, Université de Columbia et de New York).

Manhattan est considérée comme le centre ville de La City.

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Staten Island

Elle est le quartier le plus éloigné du centre ville (le plus détesté apparemment par les habitants de ce fait) mais qui offre la possibilité d’y vivre paisiblement loin de la frénésie de Big Apple.


La ville est constituée de nombreuses îles :

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Long Island



- Manhattan qui est la plus peuplée.
- Ellis Island,
- Liberty Island,
- Governors Island,
- Long Island (quartier du Queens et Brooklyn).

Architecture


Le panorama urbain est varié. Le style « art déco » est le plus fréquent.

Les grands buildings :

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- Empire state building : (1931, n’a nécessité qu’un an de construction), 381 mètres


- Chrysler building : 320 mètres


- Le Rockefeller Center: 259 mètres…

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Style art-déco en ville


Les quartiers résidentiels sont construits sur le même format : des rangées de maisons. Il en est de même pour les immeubles d’habitations.

A la suite de l’incendie de 1835, l’utilisation du bois a été fortement évitée.




TRANSPORT

 

 

 

La plupart des Newyorkais ne possèdent pas de véhicule (frais de parking et péages trop chers) et préfèrent utiliser les transports collectifs (1 newyorkais sur 4).

Le métro (subway)



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Pour faciliter le trajet du million de newyorkais à cette époque-là, le métro aérien (40% du métro) est construit en 1868. Il s’étend en 1882 grâce à Thomas Edison (réseau électrique).

En 1904, c’est l’inauguration du métro souterrain (Interborough Rapid Transit). Avec ses 400 km de voies, 468 stations, il est le moyen de transport le plus rapide et le plus efficace.


Les ponts et tunnels



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Pont de Brooklyn


Ils sont nécessaires pour relier les différentes îles entre elles. En effet, la ville est située sur le fleuve Hudson qui se jette dans la baie de New York. Mais, il y a de nombreuses voies d’eau :

- Le fleuve Hudson
- Le Canal Erié
- L’East River
- La Harlem River.

Les taxis


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Les taxis jaunes de New York sont très célèbres, notamment grâce au cinéma américain. Il faut obtenir une licence de la société privée (New York City Taxi) pour pouvoir en utiliser un.

Il y en a plus de 12 000 et sont de deux sortes :

-Les « yellow cabs » qui arpentent les quartiers de la ville et
-Les « car services » sur commande (plus chers donc).

Le train



Le réseau est vaste et est géré par des sociétés privées ou publiques.

Les aéroports



La ville compte trois aéroports, ce qui fait d’elle un vrai carrefour aérien.

 


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Le ferry de Staten Island



- JFK
- La Guardia et
- L’aéroport de Newark.

Les ferries



Ils sont nécessaires pour assurer la liaison entre les îles et le continent.



ÉCONOMIE




L’expansion économique de la ville est due en partie grâce à sa situation géographique.

Situé sur la côte, les activités portuaires ont aidé au développement de la région.

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Wall Street


L’activité industrielle est variée : industrie portuaire, agro-alimentaire, textile, chimie, industries de luxe, technologies de pointe…

Activité financière

New York est un des centres financiers les plus importants du Monde. Le quartier financier (Financial District) à Manhattan (Wall Street) réunit :

-Le New York Stock Exchange (NYSE) et
-Le Nasdaq.

Wall Street a été crée lorsque des commerçants se sont réunis en 1792 (sous un platane de la rue du Mur (d’où le nom) pour l’uniformisation des taux de change des titres.

L’activité tertiaire est forte grâce à la main d’œuvre nombreuse.

 

ÉDUCATION

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Université de Columbia



Les établissements d’enseignement sont nombreux et prestigieux :

- Université de Columbia (1754)

- Université de New York

- New York Institute of Technology (1955)…




TOURISME




Situé dans une zone tempérée avec un climat continental, les hivers sont froids (neige, tempêtes et blizzards...) et les étés chauds et humides. Ce qui permet aux 50 millions de visiteurs annuels de visiter la ville au cours de toutes les saisons de l’année et de voir les divers paysages et panoramas de la ville.

La culture américaine est l’une des plus variée. New York a été la ville où beaucoup de ses élans culturels sont nés (expressionnisme, pop art, hip-hop…).

On dénombre 500 galeries d’art dans la ville.

Spectacle



Divertissement

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Times square et Broadway C'est sans aucun doute l’un des lieux les plus animés de la cite. On y trouve des salles de spectacles et des théâtres, mais aussi de grands hôtels.

A Broadway : on trouve des théâtres, des music halls où se sont produits les plus grandes comédies musicales.

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Madison Square Garden



Madison Square Garden: la salle abrite les matchs des équipes sportives professionnelles (basket, hockey).


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La Vème Avenue : l’avenue est une artère importante qui bordée de parcs, bâtiments historiques et commerces célèbres.

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Le Carnegie Hall est aussi une salle de spectacle et de concert a été fondé en 1891.

Musées et arts

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Le Métropolitan Museum of Art (ou MET), situé sur la Vème Avenue a été inauguré en 1870 et abrite des collections datant de l’Antiquité et d’autres œuvres d’art plus récentes.

Le Museum of Modern Art (MoMA), inauguré en 1929, est un muse d’art modern et contemporain (possède un département photographie également).

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Guggenheim


Le Guggenheim est un musée d’art moderne crée par la fondation Soloman R. Guggenheim, un mécène américain, collectionneur d’arts.


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Le Metropolitan Opera (1883) est une salle d’opéra située dans le Lincoln Center qui peut accueillir 4 000 spectateurs.

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L’American Museum of Natural History, situé face à Central Park, il est le plus célèbre des musées. Il est ouvert depuis 1877.

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Le Lincoln Center for the Performing Arts est un centre culturel (années 1960) qui réunit plusieurs institutions culturelles. C’est là que se trouve la Juilliard School, une célèbre école privée (musique, danse, art dramatique).


Parcs


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Central Park en plein milieu de la ville (Manhattan) a été achevé en 1873. C’est le plus grand espace vert de la ville. On y trouve des lacs artificiels, des chemins, des patinoires, zoos…
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La Statue de la Liberté a été offerte aux Etats Unis par la France (Bartoldi) comme symbole de liberté et de démocratie (1886).


Il y a aussi :


- les zoos,
- le Jardin botanique de Brooklyn,
- l’Aquarium et
- les parcs d’attraction comme celui de Coney Island et sa plage.



Sport

La ville possède des équipes sportives de renommée mondiale en football américain, en baseball, basketball.
C’est aussi là que se déroule l’US Open (tournoi de tennis)

New York, fabuleux décor



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La ville a, depuis toujours, été choisie pour décor dans de nombreux films et séries (de King Kong à Sex and the City ou Friends…). Et les attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas fait défaut à l’inspiration des réalisateurs (The World Trade Center par exemple ou la série New York 911 qui a traité le sujet et notamment la disparition des nombreux pompiers).

Il ne faut pas oublier que Ground Zero a été édifié au lieu et place des tours jumelles détruites (World Trade Center, 1973, 411 mètres) lors des attentats.

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Published by Maria El Aïssi - dans Histoire
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:09



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Casablanca (الدار البيضاء – ad-dar al-baïda en arabe –, littéralement « maison blanche », mais appelée couramment Casa – prononcée kâzâ est la ville la plus peuplée du Maroc (+ de 3,4 millions d’habitants).

Elle est la préfecture de la région du Grand Casablanca qui est, elle, composée de près de 9 millions de casablancais (« bidaouas »). Elle fait partie ainsi des plus grandes agglomérations du continent africain.

L’agglomération du Grand Casablanca est composée des villes de:

- Casablanca
- Mohammedia
- Nouaceur
- Médiouna.

 



Histoire de la ville

 

Casablanca, l’antique



L’origine historique de la ville n’est pas vraiment établie. Cependant, on trouve des traces de civilisations depuis le Paléolithique.

En outre, la ville a gardé, sous la Direction du Patrimoine, la Grotte des Rhinocéros (découverte en 1991) qui contient des vestiges de la préhistoire (crânes, outils…).

La ville d’Anfa, l’ancienne cité, aurait été fondée par les Romains selon certains auteurs, les phéniciens ou les berbères selon d’autres.

Il semblerait que le port ait été fondé par les Berghouata, un état berbère dont on retrouve des traces dans certains écrits. Il aurait été détruit par les portugais en 1468. Sur les ruines, le sultan alaouite Mohammed III a édifié la ville nouvelle vers 1760.

Anfa devient « Dar al Baïda ». On y construisit des remparts, des mosquées, des forts….

Casablanca, la moderne

 

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Le Roi Mohammed V


La ville connait des troubles en 1907 (émeute populaire à cause de travaux effectués sur le port par une entreprise française et qui troublaient l’ordre). La France envoya alors des troupes armées pour rétablir l’ordre.

La ville fut donc contrôlée par l’armée française.
Le traité de Fès de 1912 instaure alors le protectorat. Le maréchal Lyautey prit alors le contrôle des lieux. C’est l’occupation et le début de la colonisation.

La ville s’agrandit davantage (urbanisation) au fur et à mesure des flux de la population : français, espagnols, italiens….

En 1943, la ville est choisie comme lieu idéal pour une conférence (la conférence d’Anfa ou de Casablanca). Il s’agissait d’un sommet anglo-américain pour préparer une nouvelle stratégie lors de la seconde guerre mondiale.

Dans les années 40 et 50, la ville connaît de nouveau des troubles, des émeutes anti-occupation :

  • 7 avril 1947 : affrontements entre les marocains et les tirailleurs sénégalais (résistance contre l’occupation).
  • Noël 1953 : un attentat du marché central fait 18 morts.

L'indépendance



L'indépendance est déclarée le 2 mars 1956.

Riche alors de son histoire et de sa population des plus variées, la ville est considérée comme la ville la plus moderne du pays. Et devient un pôle économique, une plaque tournante tant au niveau national qu’international.

Mais récemment, Casablanca a connu de nouveaux troubles :

- Émeutes de juin 1981. Les tensions sociales et économiques (augmentation des prix des produits de première nécessité) mènent à une grève générale qui dégénère en émeutes dans tout le pays. Un état de siège a même été déclaré. On ne connait pas à l’heure actuelle le nombre de victimes (entre 114 et 1000).

- Attentats terroristes, mai 2003, mars- avril 2007, liés à Al Qaïda : 5 attentats suicides perpétrés contre des intérêts occidentaux par des islamistes.


Économie



La population est jeune et active. La ville génère à elle seule 25% du PIB du pays. Ce qui fait d’elle la capitale économique du Maroc.

Activité industrielle



La ville concentre le 1/3 de l’activité industrielle du pays et 60% de la main d’œuvre du pays. Et emploie 39 % de la population active marocaine.

C’est dans la région que la moitié des investissements ont lieu, que l’on trouve le siège des entreprises nationales et internationales.

Elle attire ainsi une population jeune soucieuse de stabilité.

Le port de Casablanca



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La ville est située sur la cote atlantique et possède un port qui était destiné par le sultan Mohammed III aux échanges commerciaux extérieurs.

C’est à cette époque là que la ville était surnommée « Casa Blanca » par les commerçants étrangers.
Et ce aussi parce que les espagnols s’installèrent en ville au XIXème siècle (ils apportèrent la tauromachie et donc les arènes, détruites en 1971) , suivis par les autres populations : les anglais, les français et les juifs.

Le port s’agrandit sous le protectorat. Il fut d’une utilité stratégique lors de la seconde guerre mondiale (Conférence de Casablanca en 1943).

Il a permis de densifier l’activité économique de la ville et de la région. Il assure avec Mohammedia 55 % des échanges commerciaux avec l’extérieur : céréales, phosphates (le pays est le premier exportateur mondial) notamment.

Aujourd’hui, c’est le deuxième port du continent africain.

L’aéroport



L’aéroport Mohammed V est le plus important du Maghreb. 55 compagnies aériennes y sont présentes.

Située à 3 heures de vol des capitales européennes, l’aéroport est un réel carrefour aérien qui permet à la ville d’être la troisième ville touristique du pays.


Éducation



La ville et sa région contenant une forte population jeune, elle est le plus grand pôle éducatif du pays. Elle compte des universités, des centres de formation et de grandes écoles prestigieuses.


Transports



La ville dispose d’un réseau de transport complet : autoroutes, chemins de fer (avec 3 gares principales), taxis (les petits taxis pour le centre de la ville et les grands taxis pour les trajets interurbains) et le bus.

Le réseau sera facilité dans les années à venir.

En effet, une nouvelle gare TGV pourra bientôt accueillir tout le réseau ferroviaire au même endroit afin de faciliter l’accès aux casablancais à tous les transports :

  • - le TGL, train grande ligne,
  • - le TGV (en cours de réalisation),
  • - le RER « Al Bidaoui »
  • - le TNR, des trains navettes rapides, qui desservent la banlieue et
  • - le futur tramway (2013).



Tourisme



Le climat méditerranéen est agréable. L’air doux de l’océan adoucit les hivers et rafraichit les étés. La température annuelle moyenne est de 15.4 ° C. Le climat est idéal pour accueillir les touristes tout au long de l’année.

Mais c’est notamment grâce au film romantique américain « Casablanca » (Michael Curtiz, 1942) avec Ingrid Bergman et Humphrey Bogart que la ville doit sa renommée mondiale.

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Patrimoine architectural



La ville de Casablanca est plutôt moderne. La population aux origines variées est la source de l’inspiration de l’architecture originale de la ville.

L’urbanisation a entraîné la venue d’architectes étrangers qui sont à l’origine de la diversité architecturale de la ville : styles arabo andalou, art nouveau, art déco….. Le plus connu est l’architecte Henri Prost. Se basant sur l’artisanat marocain et ses techniques, ils ont su apporter un style nouveau et original à la ville notamment sous le protectorat.

Les bâtiments du centre ville(baptisés du nom de leur commanditaires) et les villas coloniales datant des années 1920 sont le plus bel exemple de ce style :

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- Hôtel Excelsior ;

- Hôtel Lincoln ou immeuble Bessoneau abandonné en 1989 (effondrement du plancher) et dont il ne reste que la façade ;

- Immeuble-passage du Glaoui ;

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Immeuble-passage du Glaoui



- Ou la Villa El Mokri (détruite aujourd’hui).

Dans les années 1930, la ville se dote de nouveaux architectes (sortant de l’Ecole des Beaux Arts de Paris) et donc de nouveaux bâtiments plus modernes, plus pratiques (Salle de bains) et plus confortables.

- Immeuble Levy Bendayon de style building

 

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- Immeuble Moretti-Milone, un des plus luxueux à l’époque (ascenseurs).

L’architecture de la ville est alors prise comme exemple dans le monde entier.

Dans les années 1950, la bourgeoisie s’installe dans de nouvelles villas dont le style s’imprègne de la culture américaine (californienne).

Le premier gratte-ciel africain voit le jour à cette période-là.


Aujourd’hui, la nouvelle population se masse dans les banlieues de la ville.

On constate aussi malheureusement l’accroissement des bidonvilles dû à l’arrivée en masse des ruraux à la recherche de l’eldorado casablancais.

Cette précarité a entrainé de nombreux problèmes sociaux : vol, agression, mafia…

Cependant, de nombreux programmes visent à faire disparaitre ces bidonvilles grâce à un réel plan de relogement.

La Médina


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Elle est le cœur de la ville. Elle est, comme les autres villes du Maroc, entourée de remparts et d’immenses portes.

« Bab Marrakech », la Porte de Marrakech, est le quartier le plus vieux de la ville. Avec le quartier autour, il constitue la médina.

Marchés et centres commerciaux



Alliant modernité et traditions, la ville offre de nombreux lieux où les touristes trouveront leur bonheur pour leur shopping :

- Le quartier des « Habous » : c’est la nouvelle médina.

Celle-ci a été construite par des architectes français à l’identique des médinas des villes du Maroc et ce pour accueillir les musulmans et les éloigner des quartiers dits européens.

On y trouve de nombreuses boutiques d’artisanat (bijoutiers, vêtements…) et les grands bazars de la ville.

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Porte du quartier des Habous



- « Derb Ghallef », le quartier populaire est le quartier des achats par excellence.

On y trouve de tout et surtout des contrefaçons. C’est un marché informel que l’on appelle le « paradis du piratage ».

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- Le marché central : poissons, épices, légumes…

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- Le « maârif » est le quartier commerçant avec son Twin Center : deux grandes tours jumelles accueillant des commerces, des bureaux et un hôtel et un centre commercial.

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Twin Center



- Le Morocco Mall, le plus grand centre commercial d’Afrique.

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La place Mohammed V



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Elle allie modernisme et traditions.

Y sont regroupés divers établissements comme le palais de justice, le consulat de France, la poste… en soirée, la fontaine offre un spectacle de son et lumière.

Le quartier Bourgogne



Dans ce quartier, on croise toutes les classes sociales aspirant à une vie à l'occidentale.

Les lieux de culte


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La mosquée Hassan II érigée sur l’eau est le monument incontournable de la ville.

De style arabo-andalou (zelliges, plâtre ciselé, bois sculpté, portes en bronze…), elle est la 3ème plus grande mosquée au monde.

Et possède le minaret le plus haut du monde (210 mètres).


La cathédrale du Sacré-Cœur était destinée aux catholiques de la ville dans les années 30.

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Cathédrale du Sacré-Cœur



Le sanctuaire de Sidi Abderrahman Ibn Jilali. Sur ce rocher près de la plage, les pèlerins viennent visiter le mausolée du marabout guérisseur de la mer (conjureur de mauvais sort, amour, fécondité).

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Mausolée du marabout



Les plages et la corniche



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La corniche


La ville est une grande station balnéaire. Les plages (Ain diab, la source des loups) proposent de nombreuses activités (piscines, sport nautiques).

La corniche est probablement l’endroit le plus fréquenté en saison chaude. Certaines plages sont cependant privées (Dar Bouazza) au grand bonheur de la bourgeoisie marocaine.

Les parcs


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- Le Parc de la ligue arabe. Ce parc du centre ville est le poumon de la ville (palmiers dans les allées et cafés).

- Le Parc Yasmina, situé à l’intérieur du parc de la ligue arabe, c’est un lieu de divertissements très prisé des enfants des bidawas.

- La forêt de Bouskoura (acacias, pins, eucalyptus).

- La forêt d’Elouisia… (possibilité de chasser)

Arts et culture



- Le quartier Art déco, quartier européen, est né sous le protectorat : on y trouve la place Mohammed V, la Wilaya, la Poste, le Palais de justice.

- Le musée de la Villa des Arts : cette villa des années 30 abrite des collections d’art moderne et contemporain.

- Les festivals.

- Le Mégarama est un complexe cinématographique gigantesque.

Autres



En matière de sport, il faut ajouter que la ville est prise d’assaut lors des matchs de football opposant les deux plus grands clubs du pays ; le Raja et le Widad.

Également, le grand prix Hassan II (ATP Tour) accueille les visiteurs qui viennent voir les grands joueurs mondiaux.

De la terre battue de ce cours, on a pu découvrir de vrais joueurs marocains comme Hicham Arazi ou Younès El Aynaoui.

Il faut noter aussi que Casablanca a posé sa candidature pour les Jeux Olympiques de 2020.

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Published by Maria El Aïssi - dans Histoire
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 18:58
  • Hassan II est né le 9 juillet 1929 et a cinq sœurs et un frère
  • Hassan II a eu cinq enfants avec Lalla Latifa Hammou
  • Hassan II a aussi épousé Lalla Fatima bint Qaid Amhourok, en 1961.

    Il est le premier enfant de Mohammed V du Maroc et de Lalla Abla bint Tahar.

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    Hassan II est né le 9 juillet 1929 et a cinq sœurs et un frère



    - Lalla Fatima-Zahra, qui est née du premier mariage de Mohammed V, le 29 juin 1929,

    - Lalla Aïcha, qui est née du second mariage du roi avec Lalla ABla, le 17 juin 1930 à Rabat,

    - Lalla Malika, qui est née du second mariage du roi, le 14 mars 1933 à Rabat,

    - Moulay Abdallah, né le 30 juillet 1935 à Rabat, est décédé en 1983 (du second mariage de Mohammed V),

    - Lalla Nezha, née en 1940 à Rabat du second mariage, et décédée en 1977,

    - Lalla Amina, née à Madagascar le 8 avril 1954, (du troisième mariage du roi avec Lalla Bahia morte en 2008).



    Hassan II a eu cinq enfants avec Lalla Latifa Hammou



    • Lalla Meryem (1962),

    • Sidi Mohammed (1963), futur Mohammed VI,

    • Lalla Asma (1965),

    • Lalla Hasna (1967),

    • Moulay Rachid (1970).


    Hassan II a aussi épousé Lalla Fatima bint Qaid Amhourok, en 1961.
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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:50

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Volubilis est une ville antique romaine située au Maroc sur les bords de Oued Khoumane, rivière de la banlieue de Meknès (Maroc), non loin de la ville sainte de Moulay Idriss Zerhoun où repose Idrîs Ier.

Le site date de l’époque pré-romaine vers l’an 40. Il s’agit en effet d’une cité romaine qui a été fondée entre la ville de Meknès et la ville (sainte) de Moulay Idriss Zerhoune, sur les berges de l’Oued Khoumane.

Son nom vient du latin « volubilis » signifiant « tournant ». Les Marocains l’appellent « Walili » (du nom de la fleur de liseron).


Histoire de la ville



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Elle était une cité de la Mauritanie au 1er siècle.

Lorsque le Roi mauritanien Ptolémée est assassiné (par Caligula, empereur romain), Volubilis s’allie aux Romains et l’Empereur Claude (vers 44) lui attribue le rôle de cité de défense et le statut de « municipe » romain (sujets indigènes mais droit romain applicable). Ses citoyens deviennent romains.

La ville se développe pour accueillir les nouveaux propriétaires fonciers.


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On y construit :

  • un forum,
  • des thermes publics,
  • des maisons,
  • un aqueduc qui apporte l’eau de source de la montagne vers les fontaines publiques et les demeures,
  • un arc de triomphe,
  • un temple.


La ville est cernée d’un rempart, de deux tours et de huit portes. C’est à cette époque-là qu’elle se développe le plus : les maisons se font plus richement décorées (mosaïques), on y installe des bains privés, des commerces…

Les fonctionnaires romains quittent la ville pour Tanger vers 285. Le déclin de la ville est annoncé.

L’aqueduc est délaissé, il n’est plus entretenu. A défaut d’eau, les habitants déménagent des parties hautes vers la rivière.

La ville décline au IIIème siècle sous la pression des berbères. Les maisons abandonnées sont utilisées comme outils de construction pour les nouvelles demeures et servent aussi de nécropoles.

En 429, les Vandales, venus d’Espagne mettent fin à la période romaine.

En 681, le Maghreb est conquis par les Musulmans, les Abbassides s’installent à Volubilis. En 789, Idris Ier s’y installe. La ville devient « Walila ».

Au IXème siècle, les Andalous chassés de Cordoue s’installent à leur tour toujours en bordure de l’Oued.

La ville aurait été occupée ainsi jusqu’au XIIème siècle.

 

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Aujourd’hui, il ne reste que 40 hectares de vestiges, fouillés à partir de 1915, sous le protectorat français. Certains monuments ont été restaurés. Ce qui a perms de découvrir des mosaïques (qui malheureusement ne sont pas protégés par les intempéries et les visiteurs), des bustes de bronze, d’identifier des huileries (pressoir à huile) et boulangeries.

En effet, la ville vivait des oliviers et du commerce de l’huile qu’ils procurent. Le site est entouré d’oliveraies et de champs.


La ville à l'heure actuelle


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Le site est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO et attire de nombreux visiteurs.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 18:51

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Meknès (arabe : مكناس Maknâs, marocain : M'knâs, berbère : Ameknas) est une des quatre grandes villes impériales du Maroc, chef lieu de région administrative dans le Nord du Pays, entre Fès et la capitale Rabat.


Histoire



La ville aurait été fondée au IVème siècle mais ce ne serait qu’au IXème siècle qu’une tribu berbère, les « Meknassa » (les combattants), d’où son nom, s’y ’installent près de l’Oued Boufekrane et de l’Oued Ouislane.

Elle devient ville militaire sous les Almoravides au XIème siècle. Diverses ethnies y trouvent refuge : les berbères du Sahara, les Zénètes, les Idrissides. La ville porte le nom de « Meknassata Az Aaïtoun, Meknès aux oliviers ».

Elle est détruite par les Almohades pour en construire une autre plus sécurisée et plus accueillante (mosquées, bains publics….).

Les Mérinides s’en emparent au XIVème siècle et y intègrent des écoles toujours existantes à l’heure actuelle.

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Le roi Moulay Ismail

La ville évolue sous les Wattasides et c’est sous le Roi Moulay Ismail (Alaouites, voir photo) que la ville connait une vraie prospérité. Il y installe la capitale du pays durant son règne de 1672 à 1727 et en fait la cité d’aujourd’hui : édifices et monuments, jardins, remparts, mosquées. C’est la « Ville aux cent minarets », la capitale impériale.

Sous la colonisation française (1912-1956), elle était le siège de la résidence du Maréchal Liautey. Meknès est surnommée alors le « Petit Paris » ou la « Versailles du Maroc ».


Géographie



Située sur le plateau de Saïs, entre les plaines, le Moyen Atlas et les collines pré-rifaines, la ville est à 500 m d’altitude, ce qui lui procure un climat agréable, continental entre 30° et 45° en saison chaude (été sec) et 0° et 7° en hiver. La ville jouit ainsi d’une position géographique idéale.

La ville compte près d’un million d’habitants entre l’agglomération même et sa banlieue. Les administrations sont concentrées en centre ville. Mais l’accès aux banlieues est rendu simple par ses nombreux moyens de transport (taxis, bus à 40 km à la ronde, train). Sa zone rurale en est ainsi améliorée.

La ville (médina) est aujourd’hui placée sous la protection de l’Unesco depuis 1996. La restauration des différents sites est toujours en cours.

La population compte des berbères et des rifains (population originaires du nord) aussi. Mais elle a tendance à se diversifier.


Tourisme



La ville possède de nombreux sites à visiter. Au fur et à mesure des migrations qu’elle connait, elle a vu apparaître des forteresses, de nouveaux quartiers, des mosquées.

La médina, noyau de la ville



La médina de Meknès s’est beaucoup développée à l’époque alaouite, sous le règne de Moulay Ismail. Il lui a donné un aspect militaire à l’intérieur comme à l’extérieur : forteresses et palais.

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Le quartier le plus populaire est l’ancienne médina, « Mdina Kdima ».

La place El Hdim



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La place en 1930

 

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La place aujourd'hui

 

À l’entrée de la médina, la place El Hdim est une place qui of fre aujourd’hui beaucoup d’animations, surtout le soir. Elle est devenue l’équivalent de la Place Jamaa El Fna de Marrakech.

Elle était à l’origine la place où étaient entreposés les matériaux de constructions et gravats des chantiers de la ville entrepris par Moulay Ismail. D’où son nom El Hdim qui signifie « démolition ».

La cité impériale ou Dar Kbira



Elle a été inaugurée en 1677 par le sultan et contenait 50 palais dont il ne reste que des ruines à cause du tremblement de terre de 1755.

Borj Belkari



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La tour, d’époque ismaïlienne, fait partie de la grande muraille de la ville. Elle abrite le musée de la poterie pré-rifaine et offre une jolie vue sur la médina, tout particulièrement sur le quartier juif (EL Mellah) et la place El Hdim.




Insitutions



Les écoles, ou « Médersas »



Médersa Filalia



Elle a été construite par Moulay Ismail en 1789.

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Médersa Bouanania



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La médersa Bou Inania, de construction hispano-mauresque (zelliges, plâtres, portes gravées), a été édifiée par Abou Al Hassan et terminée par son fils Abou Inan en 1345. Elle accueillait les étudiants à l’époque.


Les mausolées



Le Mausolée Moulay Ismail



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Le Mausolée Moulay Ismail où se trouve le tombeau du Roi Moulay Ismail. Construit par Ahmed Eddahbi en 1703 et restauré en 1960 sous le règne de Mohammed V.

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Le Mausolée Cheikh El Kamel



Le Mausolée Cheikh El Kamel qui abrite le tombreau de El Hadi Benaïssa, le fondateur de la confrérie des « Aïssaoua » a été construit par Sidi Mohammed Ben Abdellah en 1776.

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Les mosquées



La grande mosquée



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La grande mosquée construite au XIème siècle par les Almoravides est probablement la plus belle de la ville. Elle a 11 portes et 143 arcades.

Bibliothèque de la grande mosquée



Construite sous les Mérinides, elle recueillait divers manuscrits anciens qui sont aujourd’hui transférés au complexe culturel de la ville. Le bâtiment abritera bientôt une bibliothèque patrimoniale spécialisée.

La mosquée Nejjarine



Elle date du Xème siècle et est située au centre de la Médina.


Les palais



Le palais royal Ksar Al Mhencha



Construit au début du XVIIIème siècle, le Roi y séjournait. Il fait 400 mètres de long et 240 m de large. La place du Méchouar se situe juste devant le rempart.

Ksar Al Mansour



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Le palais (Ksar) Mansour, qui a été transformé en bazar, était au XIXème siècle une riche demeure bourgeoise. Sa porte est majestueuse.

Le palais Dar Al Baïda ou la Maison blanche



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Le palais a été construit par Sidi Mohammed Ben Abdallah au XIXème siècle (alaouite) a été transformé en académie militaire et école de formation d’officiers.

Le palais Dar Jamai



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Construit en 1882 par Moulay Al Hassan, le palais été au départ la résidence du vizir Abou Abdellah El Jamai. On y trouvait des boutiques (fondouk), un bain. Depuis 1958, le palais est un musée avec un jardin de type Riad.

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Le palais Dar EL Makhzen



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Il était le palais officiel de Moulay Ismail.

Le pavillon (ou salle) des ambassadeurs,

« Dar El Bachaouate », « Koubat Al Khayatine »



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Cette construction au toit pyramidal couvert de tuiles vertes a été construit au XVIIème siècle (1912-1913) par Moulay Ismail pour y recevoir les personnalités étrangères (pachas) de passage dans la ville jusqu’en 1969. Son nom de départ (Koubat AL Khayatine) est tiré de la corporation des tailleurs qui étaient installés autour du bâtiment.


Aujourd’hui, elle abrite le conservatoire de musique andalouse.


Les portes



Le sultan Moulay Ismail entoura la ville de nombreux remparts (40 km de long) et de 20 portes fortifiées.

Bab Berdaïne



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C’est la porte la plus au nord de la ville, elle est située sur les collines.

Bab Al Khmiss



Datant du XVIIème siècle, elle est une des portes les plus richement décorées (céramiques verte) et était la porte principale menant à la ville des jardins et au quartier juif. Appelée la « porte heureuse » ou la « porte du jeudi » du nom du marché qui s’y tenait tous les jeudis, elle porte l’inscription gravée suivante :

"Je suis la porte ouverte à tous les peuples qu'ils soient d'Occident ou d'Orient, je suis la porte heureuse semblable par ma gloire à la pleine lune dans le ciel j'ai été construite par Moulay Ismail, la fortune et le prospérité sont inscrites sur mon front, je suis entourée de bonheur".

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Bab El Mansour



Cette porte aux piliers en marbre blanc est située devant la place EL Hdim et est la dernière construction ordonnée par le Sultan Moulay Ismail et a pour particularité d’être construite par un chrétien converti à l’Islam et ses grandes colonnes proviennent du palais El Badi de Marrakech. À l’intérieur, on retrouve une galerie d’art.

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Les greniers et écuries historiques



Les silos Souani ou Hri Souani



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Le monument date du début XVIIIème et est probablement l’un des plus visités de la ville.

Equipé d’une salle centrale (26.30m de long X 10.70m de large X 9m de hauteur) et d’une série de petites salles plus petites, de puits et de norias (moulins), le lieu servait de lieu de stockage des denrées alimentaires (grenier). Les puits alimentaient le bâtiment aussi bien que le bassin.

Le bassin de l’Agdal ou Serij Swani



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Le bassin Agdal (début XVIIIème siècle) est un bassin de réserve d’eau de 4 hectares (149m X 319m X 3.50m de profondeur). Il irriguait les jardins du palais royal et il constitue une réserve d’eau pour la vile.

Le Haras



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Il a été crée en 1914 comme bâtiment militaire et est devenu un centre d’élevage de chevaux. Il a une capacité de 1200 chevaux sur une superficie de 67 hectares.

La prison Cara



Construite par un architecte, prisonnier portugais, Cara. Ce dernier avait reçu la promesse d’être libéré s’il parvenait à construire une prison d’une capacité de 40 000 détenus.

Il s’agit d’un vaste souterrain situé à l’intérieur de la ville, composé de trois salles. Par la suite, elle a été utilisée comme silos à grains.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 13:50

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Fille d’enseignant, issue de la classe moyenne de Fès, Salma Bennani, née le 10 mai 1978, perd sa mère à l’âge de trois ans et est élevée avec sa sœur par sa grand-mère. Son père se remarie et a trois autres filles.


Cursus



Elle effectue la totalité de ses études à Rabat :

  • Lycée du Ministère de l’Education Nationale
  • Baccalauréat Mathématiques au Lycée Hassan II en 1995
  • Classes préparatoires en Mathématiques supérieures au Lycée Moulay Youssef (2 ans)
  • Diplôme D’Ingénieur en Informatique à l’Ecole Nationale Supérieure d’Informatique et d’Analyse des Systèmes (ENSIAS, 2000)
  • Stage de 6 mois dans la Société Omnium Nord Afrique (ONA)
  • Ingénieur à l’ONA.


Après son mariage (cf. infra), en 2006, elle crée et est présidente d’une association de lutte contre le cancer.

En 2007, elle est nommée ambassadrice de bonne volonté auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé.


Mariage


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Elle rencontre Mohammed VI, Roi du Maroc quelques mois après la mort du Roi Hassan II. Elle a alors 24 ans.

Leurs fiançailles sont prononcées le 12 octobre 2001. En annonçant officiellement cette relation et leur mariage, Mohammed VI rompt avec la tradition de secret des mariages royaux.

La publication des photos de la future princesse et du mariage est un réel symbole de modernité dans le pays.

La conclusion de l’acte de mariage a lieu en mars devant les adouls (notaires traditionnels) au Palais en présence des familles. C’est le Drib essdak. Le Roi a alors 38 ans.

Elle est élevée au grade de princesse consort du Maroc et outre sa présence auprès de son époux lors des cérémonies, elle exerce personnellement de larges actions officielles.

Le couple a deux enfants :

- Le prince héritier, Moulay Hassan (prénom de son grand-père), né le 8 mai 2003; et
- La princesse Lalla Khadija, née le 28 février 2007.



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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 13:41

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Née le 17 juin 1930, Lalla Aicha est la tante du Roi Mohammed VI. Elle est née du second mariage du Roi Hassan II avec Lalla Abla.

La princesse a obtenu son Baccalauréat à Rabat mais l’exil de la famille royale a interrompu ses études en langues.

Vie publique


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Elle fut ambassadeur du Maroc :

- en Grande-Bretagne de 1965 à 1969
- en Grèce de 1969 à 1970 et
- à Rome de 1970 à 1973 et à ce titre a obtenu de nombreuses distinctions.

Elle s’est aussi investie dans de nombreuses associations : notamment le Croissant Rouge et l’Union des femmes marocaines. Elle dirige aussi l’Entraide Nationale.

Connue surtout pour avoir pris la parole devant la foule le 11 avril 1947 à Tanger alors qu’elle n’a alors que 17 ans.

Son discours le visage et les cheveux découverts et habillée à l’occidentale jouera un rôle déterminant pour les jeunes filles marocaines et l’histoire du pays en général.

Le royaume était alors plutôt conservateur surtout en ce qui concerne la famille royale connaît alors une transition, un élan de modernisme.

Dès lors, l’élite envoie alors les filles faire des études supérieures (sans leur voile). Elle devient ainsi le symbole d’émancipation de la femme marocaine.

Promise au Roi Fayçal II d’Irak (assassiné en 1958), elle épouse Hassan Yacoubi.

Avant son décès à 81 ans, elle s’était retirée des affaires de l’Etat et profitait de la vie en jouant au golf.

Décédée le 4 septembre 2011, à l’âge de 71 ans, elle a été inhumée au Mausolée EL Hassan au Palais Royal de Rabat.


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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 13:39

 

                   Les nombreux souks (marchés)

 

 

 

Le plus ancien est celui du henné ; on y trouve bien sûr du henné et tout autre produit cosmétique naturel comme le savon noir, l’argile, le khôl ou l’eau de rose.

Le plus important est le souk R’Cif. C’est celui on l’on retrouve tous les produits nécessaires à la cuisine marocaine : boucherie, poissonnerie, légumes.

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Ensuite, on peut trouver le marché aux tapis, le marché aux épices (Souk Attarine), le marché aux légumes (Souk Boujloud), le marché des babouches, caftans et de l’argenterie (Souk Serrajine), le marché des tissus (Souk Haik)…

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La médina, centre culturel

 

 

La cité connaît une vraie richesse culturelle due aux différentes civilisations et influences que la ville a connues. Les différentes dynasties, les andalous, les juifs et les différents peuples ont laissé leur empreinte.

 

Architecture 


Les près de 10 000 ruelles de la ville sont restées inchangées depuis le XIIème siècle. Le style arabo-andalou est omniprésent. On le note dans ses remparts et mosquées mais aussi dans ses portes ancestrales très nombreuses ; on pourra voir entre autres :


- Bab el Guissa, bâtie par les berbères Zénètes

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- Bab Ftouh, bâtie par un prince berbère au XIème siècle

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- Bab Mahrouk, construite au XIIIème siècle.

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- Bab Boujloud, ornée de céramique bleues et vertes a été construite au XIIème siècle est la plus visitée car la plus animée.

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- Bab Riafa

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Philosophie 

 

La ville a toujours connu une histoire liée au sacré, au spirituel et de ce fait a toujours attiré les grands penseurs tels que Averroès, Ibn Batouta, Ibn Khaldoun et a instruit de grands savants. Les étudiants venaient de loin pour apprendre dans ses medersas (écoles).

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Chaque année l’association des amis de la philosophie tient une réunion sur l’apport de la philosophie au Maroc, « le Printemps de la philosophie ». Fès a même été déclarée capitale méditerranéenne de la philosophie en 2008.


(ci-contre: Averroès/Saint Thomas d’Aquin)


Pratique religieuse 


La construction de la mosquée Al Qarawiyyîn ou Quaraouiyine est le centre spirituel de la ville de Fès.


Fondée au IXème siècle par une femme, Fatima el Fihriya, elle doit son nom aux familles kairouanaises qui étaient installées. Elle est l’université la plus ancienne du monde.

 

Spécialisée en théologie dès le départ, elle englobe aujourd’hui les spécialités juridiques et linguistiques (langue arabe mais aussi grec, latin et hébreu.


De cet établissement possédant une bibliothèque de rares manuscrits écrits par de célèbres savants comme Ibn Rochd (Averroès) ou Ibn Khaldoun sortiront des personnalités importantes telles qu’Abou Amrane El Fassi.

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Fès devient alors centre religieux au Maghreb.


Gastronomie


Ce qui fait la particularité de la gastronomie fassie, c’est le mélange sucré-salé que l’on retrouve dans certains de ses plats. La variété culinaire est de mise, elle traduit la rencontre des différents peuples qui se sont installés dans la ville. On raconte que la meilleure cuisine du pays est la cuisine de Fès car très élaborée et perfectionniste.


La création d’une académie nationale de gastronomie est envisagée à l’avenir. En octobre 2010, la ville a accueilli le 5ème festival d’art culinaire sous le thème « les traditions culinaires de fête dans les trois religions monothéistes ». De grands chefs du monde entier se sont déplacés pour préparer des plats de leur concoction (ateliers de cuisine et décoration).

 

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Musique


Le festival des musiques sacrées du monde aura lieu du 8 au 16 juin 2012. Cet évènement connu internationalement à pour vocation le rapprochement entre les peuples et l’universalité de la musique. La ville alors accueille de nombreuses manifestations et des artistes du monde entier viennent présenter un programme riche et varié : on peut y croiser des derviches tourneurs turques, des cantatrices, des chanteurs de la nouvelle scène ou de musique classique ou même Ben Harper.

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Les musées 


 Ils sont nombreux dans la ville, on peut citer entre autres :


- musée « Batha » expose les arts et traditions de la ville : bois sculptés, zelliges, astrolabes, poteries et fer forgé entre autres.

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- Musée « Nejjarine » expose les arts et métiers du bois. Sa terrasse offre une vue panoramique de la ville.

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- Musée des armes : il est situé dans un fort militaire du XVIème siècle.

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- Musée Dar Adiel expose les instruments de musique andalouse.

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Les écoles 

 

Elles comptent l’histoire de la ville :

 

- la Medersa Bou Inania a été fondée sous la dynastie mérinide et servait aussi de mosquée grâce à son minaret.

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- La Medersa El Attarine (1323/1325) est une des plus petites de la ville.

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- La Medersa Es Sahrij (1321/1323) qui a été classée monument historique en 1915 a été construite vers 1321.

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Egalement, il ne faut pas oublier d’aller visiter le centre ville et la Maison de la Culture Agdal (théâtres, concerts, expositions). Sur les hauteurs de la ville, une vue panoramique est offerte aux visiteurs à partir des remparts.

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Ses thermes : Moulay Yacoub et Sidi Harazem


Moulay Yacoub


Cette station thermale se situe à l’entrée Nord Ouest de Fès (à 15km). Le paysage qui y mène est fabuleux : la verdure des vallons offre un panorama à couper le souffle.

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Moulay Yacoub offre une station thermale avec des sources naturelles d’eaux chaudes à 54°C (refroidie à 38°C) provenant d’une profondeur de 1500 mètres et au PH neutre. Il s’agit d’une eau de mer soufrée et salée, riche en magnésium donc à vertu thérapeutique qui soulage :


- les rhumatismes : comme l’arthrose avec son action sédative  et antalgique,

- les maladies de peaux (psoriasis, acné…), action antiseptique,

- les infections gynécologiques et

- les infections respiratoires chroniques (allergies, rhumes, asthme…) grâce à l’action vasodilatatrice.

 

Un spa est aussi présent pour les soins de remise en forme, esthétique et détente (massage, soins amincissants, esthétiques et réflexothérapie).

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Un séjour sur place de plusieurs jours est possible (hôtel et autres hébergements).


La station a été rénovée récemment et offre un service réputé nationalement (équipes médicales, matériel moderne, employés) et internationalement. André Gide y a même séjourné.

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Sidi Harazem

 

Egalement à 15 minutes de Fès, la station thermale offre des infrastructures de loisirs modernes (piscines) avec une vue sur la montagne qui offre sa source d’eau minérale.

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Son eau célèbre, une eau riche en bicarbonate et magnésium qui jaillit à 35°C, depuis le XVIème siècle est sollicitée pour ses vertus curatives notamment pour les maladies des reins. Les gens viennent de tout le pays pour prier le Saint Patron des Sources et boire l’eau salvatrice.

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Climat

Fès connaît un climat de pays méditerranéen mais l’hiver peut etre rigoureux, le froid venant des montagnes de l’Atlas. Les saisons les plus agréables pour visiter le Pays et la ville sont le printemps et l’automne.


L’été y est chaud jusqu’à 40° degrés à l’ombre.


Les infrastructures hôtelières sont nombreuses : des chambres d’hôtes, aux gites, ryads aux grands hôtels de luxe, tout le monde trouve son plaisir dans la ville.

 

 

En définitive, la ville de Fès reste la gardienne des traditions. Et les secrets d’un savoir-faire ancestral sont bien gardés. Le patrimoine unique est bien sauvegardé et la renommée de la ville est indéniable aujourd’hui. Les millions de visiteurs qui viennent se promener dans ses rues en est la preuve.


 

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 22:41

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LA MEDINA,

CENTRE ECONOMIQUE

 


Fès, de part sa place géographique a tous les avantages pour devenir la capitale économique. Riche en matières premières nécessaires à l’artisanat comme le bois par exemple, elle se développe rapidement au cours de l’histoire.

De nombreux ateliers (la plupart tout minuscule) se concentrent dans la médina : ils font le patrimoine de la ville.


                   L’artisanat local


La ville compte près de 50 000 artisans et 200 métiers, un véritable savoir-faire transmis de génération en génération, malgré la désaffection des jeunes. Les corporations sont regroupées en quartier.


Les techniques ancestrales se retrouvent dans :


-la menuiserie : sculpture et peinture sur bois (pin, chêne, cèdre), notamment le célèbre moucharabieh sur la place Nejjarine.

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-Le fer forgé.  Les artisans du fer forgé se trouvent sur la place Haddadine.

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-Le cuivre ciselé et la bronzerie (les portes de bronze sur les monuments comme celles de la mosquée AL Qarawiyyine par exemple). Il est possible de voir le travail des dinandiers sur la place Ssaffarine (plateaux de cuivre et bronze, chaudronniers).

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-L’orfèvrerie.

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-La poterie et la céramique (pour les zelliges, les artisans de la ville ont inventé la technique du « bleu de Fès au Xème siècle à partir du cobalt).

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-Le tissage de la soie dont les andalous ont apporté les techniques. Il faut noter qua Fès abrite le dernier atelier de brocart du pays.

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-La tannerie (quartier des tanneurs, Ssabaghine). La ville compte 3 tanneries traditionnelles. Les cuves remplies de fente de pigeon et de chaux accueillent les peaux qui seront teintes avec des colorants naturels et ensuite tannées et qui deviendront le cuir utilisé pour les babouches, vêtements et autres accessoires de bureau. D’où le mot « maroquinerie ».

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-La broderie.

broderie

-Les fabricants de peigne sur la place Mechchatine spécialité : les peignes en corne).

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-Les fabricants de bougie sur la place Echamaine (commerce de bougies, cire, c’est le marché des mariés par excellence : commerce des dattes et noix, ceinture aux fils dorés).

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Published by Maria El Aïssi - dans Histoire
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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:57

Fès (ou Fez) fait partie des grandes villes du Maroc.


Appelée la « zaouïa » par les soufis (le sanctuaire), Fès est une des villes impériales du Maroc. Autrefois capitale du pays (intellectuellement et politiquement) et carrefour des échanges commerciaux, la ville est aujourd’hui capitale spirituelle et culturelle et est connue depuis toujours pour son hospitalité.

Son histoire chargée (Fès abrite une des premières universités et bibliothèque au monde)  et ses manifestations culturelles comme le Festival des musiques sacrées qui a lieu tous les ans, ses mosquées et synagogues, ses souks, ses murailles, ses palais et ryads ne peuvent qu’attirer les visiteurs (1 million tous les ans).



1-   HISTOIRE DE LA VILLE



Les Idrissides


C’est allant chercher refuge auprès des Berbères alors qu’il était pourchassé par les Abbassides qu’Idriss Ier, un descendant du prophète, aurait fondé la ville en 789,

Le nom de la ville viendrait d’une pioche (fa’s en arabe) qui aurait été trouvée lors de premières fondations sur la rive droite du fleuve. Les sources d’eau proches de l’endroit ont été un critère de choix essentiel.


La ville devient capitale islamique du pays.


Son fils, Idriss II y installe la dynastie.

Viendront s’ajouter à cette population les andalous d’Espagne (principalement ceux de Cordoue, des familles expulsées par les les Omeyyades) et les juifs du Maghreb.  Ensuite des familles qui avaient été chassées de Tunisie par les Aghlabides (Kairouan) s’installent aussi dans leur propre quartier (quartier des Kairouanais).


La ville devient ainsi capitale religieuse et culturelle, les nouveaux habitants apportant ainsi leur savoir faire.

 

La dynastie Almoravide


Fès perd son rôle de capitale à cause de la fondation de Marrakech au XIème siècle.


La dynastie Almohade


Au XIIème siècle, le sultan almohade Abd el Moumem fait de la ville un carrefour commercial. Les échanges se font entre le Maghreb, l’Espagne, le Sahara, l’Orient et l’Occident.


Les Mérinides


AU XIIIème siècle, Fès redevient la capitale grâce à la dynastie mérinide qui fera connaître un véritable essor à la ville notamment au XIVème siècle ville s’agrandit : on ajoute des remparts, des palais. On y installe des administrations. C’est la création de Fès el Jedid (le nouveau Fès). La ville est à son apogée.


Les juifs s’installent dans leur propre quartier (le Mellah).


Au XVème siècle, le Maroc commerce désormais avec les pays du Levant (Chine, Inde, Perse).


En 1471, Fès est dirigée par une nouvelle dynastie, les Béni Wattas qui créent le Royaume de Fès et une nouvelle population fait son apparition : les Portugais.


En 1522, un tremblement de terre détruit une partie de la ville. Mais la reconstruction se refait rapidement.


La Dynastie Saadienne


En 1549, ce sont les chorfa saadiens qui gouvernent la ville et choisissent Marrakech comme nouvelle capitale du pays.


Au XVIIème siècle, la ville n’échappe pas aux guerres civiles et à la misère qui en découle (peste et famine).


Les Alaouites


La ville redevient capitale en 1666 grâce à Moulay Rachid (dynastie alaouite). Elle connaît un véritable essor au cours du XVIIIème siècle non seulement au niveau économique mais aussi religieux et intellectuel.


De nouvelles constructions relient les deux villes au XIXème siècle.


Protectorat


En mars 1912, Moulay Hafid signe la Convention de Fès, traité qui établit le protectorat français sur le pays. C’est ainsi qu’une nouvelle ville apparaît, plus moderne, plus urbaine cohabitant avec l’ancienne médina.


Rabat est désormais la capitale définitive, mais Fès reste pour tous la capitale spirituelle, culturelle et artisanale du pays.


C’est à Fès qu’est rédigé le manifeste pour l’indépendance en 1944 grâce au parti de l’Istiqlal (Parti de l’Indépendance), aujourd’hui sur la place célèbre nommée place de l’Istiqlal.


Le pays accède à l’indépendance en 1956. En 1961, Hassan II accède au trône. A sa mort, le trône revient à son fils Mohammed VI.

 

Aujourd’hui la ville compte plus d’un million d’habitants sur une superficie de 271 hectares et ne cesse de s’accroître.


 

2-   TOURISME DANS LA VILLE :

LA MEDINA DE FES 


 

 

Le tourisme au Maroc ne cesse de se développer, faisant de la ville de Fès un nouveau pied à terre pour ceux qui n’ont pu résister à son charme. Réel facteur économique, la ville propose de nombreuses manifestations culturelles, des musées et autres lieux à visiter.


Le tourisme, en particulier dans la vieille médina, fait partie intégrante de l’économie du pays. C’est la plus grande au monde et la plus ancienne, d’où sa protection par l’UNESCO.


La nouvelle ville comprend le siège administratif, mais la médina, elle, est le centre historique.


La médina se compose de trois quartiers :


- Fès el Bali (la vielle), fondée par Idriss Ier, (Idrissides) sur le quartier des andalous. Ses deux artères principales sont : Talâa Kbira et Talâa Sghira, où l’on retrouve la plupart des bazars.

On y retrouve aussi le mausolée du fondateur.

 

- Fès el Jedid (la neuve ou demi-vieille), fondée par le souverain Abou Youssef Yacoub en 1276 (Mérinides).

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Ces deux quartiers remplis de bazars en tout genre, attirent les touristes en grand nombre chaque année. Dans ses petites ruelles et ses souks, on ne peut que retrouver les traditions d’antan.

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- Fès, ville nouvelle : elle est fondée par les Français sous le protectorat.

 

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