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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 19:49

RECHERCHE ÉDITEUR.

Extraits des recherches de du nouveau livre. « Les oubliées de la dictature. » Par Elodie William S. CHARLES
Une biographie sur l’histoire méconnue du Portugal.
***********************

Voici indéniablement, l’un des mensonges le mieux caché de l’histoire du Portugal : le crime parfait, sans trace, sans témoin. Il ne s’est jamais rien passé, personne n’a existé. Effacés des mémoires, ils ont disparu tel des fantômes, des oubliés : les oubliés de la dictature.

Dans les années 1920 et 1930, le Portugal était un pays où la culture avait une place importante. A cette époque, les frontières étaient ouvertes et les artistes portugais partaient vers de nombreuses destinations, telles que la Russie, Londres, l’Allemagne, Paris, afin de s’enrichir culturellement avec d’autres influences et sources d’inspirations.


Les habitants portugais, pour la plupart illettrés, prêtaient une oreille attentive à ces hommes cultivés, et écoutaient leurs conseils et leurs recommandations avec intérêt. Les artistes portugais étaient en quelque sorte devenus la voie du peuple. Ils s’étaient tournés vers celui-ci au moment où le Portugal passait d’un gouvernement royaliste à un gouvernement politique.

En juin 1932, Antonio de Oliveira de SALAZAR, obtint les pleins pouvoirs et instaura « o estado novo » (« Le nouvel état ») fondé sur un parti unique, une police omniprésente, et une censure. Les intellectuels de l’époque voyaient d’un très mauvais œil ce nouveau président. Le gouvernement commença alors un bras de force avec les hommes de culture du pays.

Le dictateur commença par instaurer une censure impitoyable.

Tous les articles, les livres, etc. devaient avoir l’autorisation de Belém (nom du palais où réside le président). Les bibliothèques furent vidées et plusieurs centaines de millier d’ouvrages ne convenant pas au gouvernement furent brûlés.


Celui-ci fit disparaître des étagères tous les livres d’auteur étranger et portugais, et interdit l’édition ou la réédition de tous les écrivains qui critiquaient son parti.


Les artistes portugais soutenus par plusieurs professeurs d’université, ainsi que leurs élèves, répondirent en manifestant pacifiquement dans les grandes villes comme Porto, Guimarães, Lisbonne, Sagres, Viseu, Evora etc.
Ces manifestations ne duraient jamais longtemps. En effet, elles étaient très vite interrompues par la police et parfois, suite à des dénonciations anonymes, avant même d’avoir débuté.


Dans ces circonstances, nombreux étaient les manifestants arrêtés, envoyés en prison et torturés, ou dans la plupart des cas exécutés de façon cruelle et barbare.

Malgré les évènements, la popularité des hommes de culture du Portugal était toujours très importante. La police décida alors d’intensifier la répression. Les hommes de Salazar obtenaient la collaboration des habitants à travers la menace et la pression. Ils disposaient d’un grand nombre d’espions à travers le pays, qui se chargeait de dénoncer les « ennemis du peuple » et les personnes qui se joignaient à leur cause.


Une vague de disparition s’en suivi, plusieurs artistes, ainsi que les résistants qui leur avaient porté secours, disparaissaient mystérieusement.


Parallèlement, le gouvernement en place fit détruire la majorité des théâtres. Beaucoup de bibliothèques fermèrent ou furent réduites en cendre. Des journaux indépendants et des maisons d’édition fermèrent leurs portes.
Salazar ordonna la fermeture des centres culturels, renvoya les directeurs de ces structures, démantela les conservatoires de musique, le ballet national, les troupes de théâtre, et interdit les opéras et le chant lyrique.
Il fit arrêter plusieurs metteurs en scène et directeurs de théâtre et annula toutes les manifestations culturelles.
Plusieurs personnalités étrangères ou immigrées en relation avec le monde de la culture furent expulsées.
Seules les maisons de fado étaient tolérées. Les pôles littéraire et musical de plusieurs universités furent également fermés.


La trace de ces édifices, sociétés et personnes disparut de tous les plans et registres du pays. On ne retrouva aucune preuve de l’existence des disparus : actes de naissance, acte de mariage, filiation, documents d’identité, titres de propriété etc. Chaque personne arrêtée disparaissait de tout papier officiel.
Les écrivains et journalistes qui écrivaient des articles contre le parti, étaient traqués par la PIVDE (Police Internationale de vigilance et de défense de l’Etat) et contraints de se cacher.

En septembre 1933, les artistes multiplièrent les manifestations mais celles-ci se terminaient souvent en bain de sang.
Ils occupèrent tous les lieux culturels menacés de destruction par le régime.
Ils écrivirent également des articles contre le gouvernement et la censure. Ceux-ci furent transmis à la population sous forme de prospectus distribué sous le manteau.


Pendant presque neuf mois hommes de culture, journalistes, résistants, professeurs d’université et élèves furent traqués et assassinés.
Les actions de l’opposition demeuraient pacifiques. Le Portugal continua à accorder sa confiance aux artistes du pays qui se battaient pour eux.
Certains discours furent communément adoptés : « Un homme sans culture n’est qu’une ombre, Belém voulait faire du Portugal des incultes afin d’obtenir la soumission du peuple mais le Portugal vaut mieux que ça. » La révolte contre le gouvernement grondait jusqu’aux campagnes reculées.
Le gouvernement décida alors de fermer les frontières. Plus personne ne pouvait ni sortir ni entrer sans son autorisation. (Les passeports étaient accordés qu’après enquête des services secrets.)


Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Les artistes tentèrent alors comme ultime recours un coup d’état. Ils firent circuler discrètement des prospectus donnant rendez-vous à tous les portugais à 3 heures du matin dans le quartier de Belém à Lisbonne. Ils avaient pour mots d’ordre « Mille homme ne peuvent pas tuer tout un peuple. » Leur plan consistait à bloquer tous les accès à Belém grâce à la foule humaine. Le gouvernement avait fermé les frontières, ils répondraient par la fermeture de ce quartier symbolique, le blocage de l’accès au port et au pont Salazar. Néanmoins, le plan ne se déroula pas comme prévu.


Le 14 août 1933 vers 23h, les opposants furent dénoncés, alors qu’ils organisaient les derniers préparatifs de cette mission, dans un hangar de la sardinerie de Lisbonne. Ils furent pratiquement tous arrêtés. Seul une dizaine des organisateurs aurait réussi à s’échapper. La manifestation n’eut pas lieu.


Le lendemain, lorsque les habitants portugais venant de tous le pays et ayant fait pour la plupart un long voyage à pied, arrivèrent à l’endroit indiqué, ils ne trouvèrent aucun artiste mais furent accueillis par la police. Celle-ci tua des manifestants au hasard et laissa certains s’enfuir. Elle en arrêta également et beaucoup d’entre eux furent torturés puis relâchés pour qu’ils puissent raconter leur sort. Bien qu’on n’ait jamais eu les chiffres exactes des personnes assassinées ce jour là, on estime 100 voire 200 morts.


L’objectif de la dictature avait été atteint. Elle fit perdre la confiance que portaient les portugais envers leurs artistes et obtint leur obéissance par la peur. Beaucoup des artistes qui avaient réussi à prendre la fuite quittèrent le pays avec l’aide de leurs pairs et de quelques habitants. Certains artistes devenus fugitifs, décidèrent malgré tout de rester au Portugal et de continuer le combat.

Le 25 avril 1974 la dictature tomba. Pourtant, personne ne parla de ces incidents, aucun des artistes exilés n’éleva la voix pour dénoncer les crimes commis. Pourquoi ?
En 40 ans de dictature et de peur, Belém est parvenu à ses fins, un peuple inculte. Le Portugal, qui à une époque donnait l’exemple au reste de l’Europe, a maintenant plus d’un demi siècle de retard en ce qui concerne la culture……………

Élodie William S CHARLES

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 12:04

"Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Venus", cette métaphore est le best-seller écrit par John Gray, spécialiste en thérapie conjugale. Le livre, très critiqué, est un guide pratique de la relation homme/femme. L'auteur y donne des conseils pour décoder les gestes et les paroles du conjoint pour le comprendre et donc l'accepter quelle que soit sa nature et quel que soit le problème rencontré.

La métaphore

%%% L’auteur compare les hommes et les femmes à deux planètes différentes (Mars et Venus). Ajoutons que Mars est le dieu de la guerre et Venus la déesse de l’amour. L’homme est Mars et la femme Venus.

Cette métaphore démontre donc la différence de nature et de langage entre les deux sexes. L’auteur décrypte le langage utilisé par chaque sexe et donne la méthode pour le comprendre. Une meilleure communication et l’acceptation des différences ne peuvent qu’améliorer l'harmonie au sein du couple.

Les conseils de l’auteur

%%% John Gray est spécialiste de la psychologie du couple. À travers ses livres et de par les séminaires qu’il donne, il enseigne sa façon de voir les choses.

Dans son livre, il apprend aux couples à scruter les gestes, les mots et les non-dits et à les comprendre. Il leur donne des conseils afin qu'ils trouvent l'équilibre idéal.

Ce décryptage de la vie quotidienne leur permettrait ainsi de mieux comprendre l’autre et de l‘accepter tel qu’il est.

Les sources de conflits

%%% L’homme aime s’occuper de lui, la femme des autres. Les femmes se soucient de ce que pense leur compagnon d’elles. Elles aiment se sentir reconnues et appréciées. Les hommes aiment savoir leurs capacités reconnues et se sentir appréciés, valorisés.

En situation de stress, les hommes aiment s’isoler et prendre du temps pour eux jusqu’à ce qu’ils trouvent une solution au problème. Alors que les femmes préfèrent affronter la situation et en parler. Elles aiment communiquer alors que l’homme va toujours à l’essentiel.

La solution aux conflits serait de petits changements dans les comportements et la communication. Ceci sans pour autant changer la vraie nature de l’autre. L’homme doit apprendre à s’occuper des besoins de sa partenaire et la femme ne doit pas sacrifier ses propres besoins.

La critique

%%% Le livre a connu un vrai succès dans le monde entier et a été le point de départ des autres livres de l’auteur (Mars et Venus sous la couette), d’un one-man-show, d’une série TV et d'une pièce de théâtre.

Des ateliers ont été créés en Europe par Paul Dewandre qui s'est formé auprès de l'auteur.

Mais, le livre a connu une vive critique : pour certains auteurs et spécialistes, il ne serait qu’un stéréotype de la relation de couple.

les hommes viennet de mars
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