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  • : Le blog de Maria El Aïssi est un blog avec des articles traitant de l'actualité, du cinéma, des people, de la société, des choses de la vie quoi....
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:09



Casablanca.png
 

 

 

Casablanca (الدار البيضاء – ad-dar al-baïda en arabe –, littéralement « maison blanche », mais appelée couramment Casa – prononcée kâzâ est la ville la plus peuplée du Maroc (+ de 3,4 millions d’habitants).

Elle est la préfecture de la région du Grand Casablanca qui est, elle, composée de près de 9 millions de casablancais (« bidaouas »). Elle fait partie ainsi des plus grandes agglomérations du continent africain.

L’agglomération du Grand Casablanca est composée des villes de:

- Casablanca
- Mohammedia
- Nouaceur
- Médiouna.

 



Histoire de la ville

 

Casablanca, l’antique



L’origine historique de la ville n’est pas vraiment établie. Cependant, on trouve des traces de civilisations depuis le Paléolithique.

En outre, la ville a gardé, sous la Direction du Patrimoine, la Grotte des Rhinocéros (découverte en 1991) qui contient des vestiges de la préhistoire (crânes, outils…).

La ville d’Anfa, l’ancienne cité, aurait été fondée par les Romains selon certains auteurs, les phéniciens ou les berbères selon d’autres.

Il semblerait que le port ait été fondé par les Berghouata, un état berbère dont on retrouve des traces dans certains écrits. Il aurait été détruit par les portugais en 1468. Sur les ruines, le sultan alaouite Mohammed III a édifié la ville nouvelle vers 1760.

Anfa devient « Dar al Baïda ». On y construisit des remparts, des mosquées, des forts….

Casablanca, la moderne

 

mhammed-v.jpg

Le Roi Mohammed V


La ville connait des troubles en 1907 (émeute populaire à cause de travaux effectués sur le port par une entreprise française et qui troublaient l’ordre). La France envoya alors des troupes armées pour rétablir l’ordre.

La ville fut donc contrôlée par l’armée française.
Le traité de Fès de 1912 instaure alors le protectorat. Le maréchal Lyautey prit alors le contrôle des lieux. C’est l’occupation et le début de la colonisation.

La ville s’agrandit davantage (urbanisation) au fur et à mesure des flux de la population : français, espagnols, italiens….

En 1943, la ville est choisie comme lieu idéal pour une conférence (la conférence d’Anfa ou de Casablanca). Il s’agissait d’un sommet anglo-américain pour préparer une nouvelle stratégie lors de la seconde guerre mondiale.

Dans les années 40 et 50, la ville connaît de nouveau des troubles, des émeutes anti-occupation :

  • 7 avril 1947 : affrontements entre les marocains et les tirailleurs sénégalais (résistance contre l’occupation).
  • Noël 1953 : un attentat du marché central fait 18 morts.

L'indépendance



L'indépendance est déclarée le 2 mars 1956.

Riche alors de son histoire et de sa population des plus variées, la ville est considérée comme la ville la plus moderne du pays. Et devient un pôle économique, une plaque tournante tant au niveau national qu’international.

Mais récemment, Casablanca a connu de nouveaux troubles :

- Émeutes de juin 1981. Les tensions sociales et économiques (augmentation des prix des produits de première nécessité) mènent à une grève générale qui dégénère en émeutes dans tout le pays. Un état de siège a même été déclaré. On ne connait pas à l’heure actuelle le nombre de victimes (entre 114 et 1000).

- Attentats terroristes, mai 2003, mars- avril 2007, liés à Al Qaïda : 5 attentats suicides perpétrés contre des intérêts occidentaux par des islamistes.


Économie



La population est jeune et active. La ville génère à elle seule 25% du PIB du pays. Ce qui fait d’elle la capitale économique du Maroc.

Activité industrielle



La ville concentre le 1/3 de l’activité industrielle du pays et 60% de la main d’œuvre du pays. Et emploie 39 % de la population active marocaine.

C’est dans la région que la moitié des investissements ont lieu, que l’on trouve le siège des entreprises nationales et internationales.

Elle attire ainsi une population jeune soucieuse de stabilité.

Le port de Casablanca



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La ville est située sur la cote atlantique et possède un port qui était destiné par le sultan Mohammed III aux échanges commerciaux extérieurs.

C’est à cette époque là que la ville était surnommée « Casa Blanca » par les commerçants étrangers.
Et ce aussi parce que les espagnols s’installèrent en ville au XIXème siècle (ils apportèrent la tauromachie et donc les arènes, détruites en 1971) , suivis par les autres populations : les anglais, les français et les juifs.

Le port s’agrandit sous le protectorat. Il fut d’une utilité stratégique lors de la seconde guerre mondiale (Conférence de Casablanca en 1943).

Il a permis de densifier l’activité économique de la ville et de la région. Il assure avec Mohammedia 55 % des échanges commerciaux avec l’extérieur : céréales, phosphates (le pays est le premier exportateur mondial) notamment.

Aujourd’hui, c’est le deuxième port du continent africain.

L’aéroport



L’aéroport Mohammed V est le plus important du Maghreb. 55 compagnies aériennes y sont présentes.

Située à 3 heures de vol des capitales européennes, l’aéroport est un réel carrefour aérien qui permet à la ville d’être la troisième ville touristique du pays.


Éducation



La ville et sa région contenant une forte population jeune, elle est le plus grand pôle éducatif du pays. Elle compte des universités, des centres de formation et de grandes écoles prestigieuses.


Transports



La ville dispose d’un réseau de transport complet : autoroutes, chemins de fer (avec 3 gares principales), taxis (les petits taxis pour le centre de la ville et les grands taxis pour les trajets interurbains) et le bus.

Le réseau sera facilité dans les années à venir.

En effet, une nouvelle gare TGV pourra bientôt accueillir tout le réseau ferroviaire au même endroit afin de faciliter l’accès aux casablancais à tous les transports :

  • - le TGL, train grande ligne,
  • - le TGV (en cours de réalisation),
  • - le RER « Al Bidaoui »
  • - le TNR, des trains navettes rapides, qui desservent la banlieue et
  • - le futur tramway (2013).



Tourisme



Le climat méditerranéen est agréable. L’air doux de l’océan adoucit les hivers et rafraichit les étés. La température annuelle moyenne est de 15.4 ° C. Le climat est idéal pour accueillir les touristes tout au long de l’année.

Mais c’est notamment grâce au film romantique américain « Casablanca » (Michael Curtiz, 1942) avec Ingrid Bergman et Humphrey Bogart que la ville doit sa renommée mondiale.

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Patrimoine architectural



La ville de Casablanca est plutôt moderne. La population aux origines variées est la source de l’inspiration de l’architecture originale de la ville.

L’urbanisation a entraîné la venue d’architectes étrangers qui sont à l’origine de la diversité architecturale de la ville : styles arabo andalou, art nouveau, art déco….. Le plus connu est l’architecte Henri Prost. Se basant sur l’artisanat marocain et ses techniques, ils ont su apporter un style nouveau et original à la ville notamment sous le protectorat.

Les bâtiments du centre ville(baptisés du nom de leur commanditaires) et les villas coloniales datant des années 1920 sont le plus bel exemple de ce style :

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- Hôtel Excelsior ;

- Hôtel Lincoln ou immeuble Bessoneau abandonné en 1989 (effondrement du plancher) et dont il ne reste que la façade ;

- Immeuble-passage du Glaoui ;

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Immeuble-passage du Glaoui



- Ou la Villa El Mokri (détruite aujourd’hui).

Dans les années 1930, la ville se dote de nouveaux architectes (sortant de l’Ecole des Beaux Arts de Paris) et donc de nouveaux bâtiments plus modernes, plus pratiques (Salle de bains) et plus confortables.

- Immeuble Levy Bendayon de style building

 

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- Immeuble Moretti-Milone, un des plus luxueux à l’époque (ascenseurs).

L’architecture de la ville est alors prise comme exemple dans le monde entier.

Dans les années 1950, la bourgeoisie s’installe dans de nouvelles villas dont le style s’imprègne de la culture américaine (californienne).

Le premier gratte-ciel africain voit le jour à cette période-là.


Aujourd’hui, la nouvelle population se masse dans les banlieues de la ville.

On constate aussi malheureusement l’accroissement des bidonvilles dû à l’arrivée en masse des ruraux à la recherche de l’eldorado casablancais.

Cette précarité a entrainé de nombreux problèmes sociaux : vol, agression, mafia…

Cependant, de nombreux programmes visent à faire disparaitre ces bidonvilles grâce à un réel plan de relogement.

La Médina


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Elle est le cœur de la ville. Elle est, comme les autres villes du Maroc, entourée de remparts et d’immenses portes.

« Bab Marrakech », la Porte de Marrakech, est le quartier le plus vieux de la ville. Avec le quartier autour, il constitue la médina.

Marchés et centres commerciaux



Alliant modernité et traditions, la ville offre de nombreux lieux où les touristes trouveront leur bonheur pour leur shopping :

- Le quartier des « Habous » : c’est la nouvelle médina.

Celle-ci a été construite par des architectes français à l’identique des médinas des villes du Maroc et ce pour accueillir les musulmans et les éloigner des quartiers dits européens.

On y trouve de nombreuses boutiques d’artisanat (bijoutiers, vêtements…) et les grands bazars de la ville.

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Porte du quartier des Habous



- « Derb Ghallef », le quartier populaire est le quartier des achats par excellence.

On y trouve de tout et surtout des contrefaçons. C’est un marché informel que l’on appelle le « paradis du piratage ».

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- Le marché central : poissons, épices, légumes…

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- Le « maârif » est le quartier commerçant avec son Twin Center : deux grandes tours jumelles accueillant des commerces, des bureaux et un hôtel et un centre commercial.

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Twin Center



- Le Morocco Mall, le plus grand centre commercial d’Afrique.

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La place Mohammed V



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Elle allie modernisme et traditions.

Y sont regroupés divers établissements comme le palais de justice, le consulat de France, la poste… en soirée, la fontaine offre un spectacle de son et lumière.

Le quartier Bourgogne



Dans ce quartier, on croise toutes les classes sociales aspirant à une vie à l'occidentale.

Les lieux de culte


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La mosquée Hassan II érigée sur l’eau est le monument incontournable de la ville.

De style arabo-andalou (zelliges, plâtre ciselé, bois sculpté, portes en bronze…), elle est la 3ème plus grande mosquée au monde.

Et possède le minaret le plus haut du monde (210 mètres).


La cathédrale du Sacré-Cœur était destinée aux catholiques de la ville dans les années 30.

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Cathédrale du Sacré-Cœur



Le sanctuaire de Sidi Abderrahman Ibn Jilali. Sur ce rocher près de la plage, les pèlerins viennent visiter le mausolée du marabout guérisseur de la mer (conjureur de mauvais sort, amour, fécondité).

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Mausolée du marabout



Les plages et la corniche



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La corniche


La ville est une grande station balnéaire. Les plages (Ain diab, la source des loups) proposent de nombreuses activités (piscines, sport nautiques).

La corniche est probablement l’endroit le plus fréquenté en saison chaude. Certaines plages sont cependant privées (Dar Bouazza) au grand bonheur de la bourgeoisie marocaine.

Les parcs


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- Le Parc de la ligue arabe. Ce parc du centre ville est le poumon de la ville (palmiers dans les allées et cafés).

- Le Parc Yasmina, situé à l’intérieur du parc de la ligue arabe, c’est un lieu de divertissements très prisé des enfants des bidawas.

- La forêt de Bouskoura (acacias, pins, eucalyptus).

- La forêt d’Elouisia… (possibilité de chasser)

Arts et culture



- Le quartier Art déco, quartier européen, est né sous le protectorat : on y trouve la place Mohammed V, la Wilaya, la Poste, le Palais de justice.

- Le musée de la Villa des Arts : cette villa des années 30 abrite des collections d’art moderne et contemporain.

- Les festivals.

- Le Mégarama est un complexe cinématographique gigantesque.

Autres



En matière de sport, il faut ajouter que la ville est prise d’assaut lors des matchs de football opposant les deux plus grands clubs du pays ; le Raja et le Widad.

Également, le grand prix Hassan II (ATP Tour) accueille les visiteurs qui viennent voir les grands joueurs mondiaux.

De la terre battue de ce cours, on a pu découvrir de vrais joueurs marocains comme Hicham Arazi ou Younès El Aynaoui.

Il faut noter aussi que Casablanca a posé sa candidature pour les Jeux Olympiques de 2020.

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Published by Maria El Aïssi - dans Histoire
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 19:05


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La bourrache est une plante originaire de Syrie dont les fleurs ressemblent à des étoiles bleues.

Étymologie



Le nom vient de l’arabe « abu rach », littéralement « le père de la sueur », allusion déjà à ses propriétés sudorifiques.

Propriétés



On extrait de sa graine une huile riche en acides gras essentiels (acide linoléique, acide gamma-linolénique, famille des oméga-6) qui aident à l’hydratation de la peau.

En effet, cette huile traite le dessèchement cutané et par conséquent prévient la prévention des rides que ce dessèchement cause.

L’huile de bourrache traite aussi les vergetures, le psoriasis, l’eczéma et les ongles ternes et cassants. Elle aide aussi à la préparation au bronzage.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 19:02


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La bardane (arctium lappa) est une plante à fleurs roses qui est surnommée « balles collantes » ou « boutons de pompier » car les enfants s’en servent pour jouer. Ils s’amusent à se jeter ses fruits hérissés de petits crochets qui s’accrochent aux vêtements.

Les bardanes sont des plantes bisannuelles souvent de grande taille, reconnaissables à leurs capitules dont les bractées se terminent par des sortes de crochets, ce qui permet à ces capitules de s'accrocher aux vêtements et au poil des animaux.


Classement



Les bardanes appartiennent au genre Arctium et à la famille des Astéracées (ou Composées).

Propriétés



Riche en inuline et polyènes, la racine de bardane a des propriétés antifongiques et antibactériennes.

Elle a été utilisée dès l’antiquité pour traiter les affections cutanées (acné, psoriasis, furoncles …).

La bardane est donc recommandée dans les problèmes de peau. On raconte qu’Henri III fut guéri d’une grave maladie de peau grâce à elle.

Elle possède aussi des vertus apaisantes dans le cadre des douleurs abdominales.

Elle prévient aussi la chute des cheveux et donc la calvitie.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 18:58
  • Hassan II est né le 9 juillet 1929 et a cinq sœurs et un frère
  • Hassan II a eu cinq enfants avec Lalla Latifa Hammou
  • Hassan II a aussi épousé Lalla Fatima bint Qaid Amhourok, en 1961.

    Il est le premier enfant de Mohammed V du Maroc et de Lalla Abla bint Tahar.

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    Hassan II est né le 9 juillet 1929 et a cinq sœurs et un frère



    - Lalla Fatima-Zahra, qui est née du premier mariage de Mohammed V, le 29 juin 1929,

    - Lalla Aïcha, qui est née du second mariage du roi avec Lalla ABla, le 17 juin 1930 à Rabat,

    - Lalla Malika, qui est née du second mariage du roi, le 14 mars 1933 à Rabat,

    - Moulay Abdallah, né le 30 juillet 1935 à Rabat, est décédé en 1983 (du second mariage de Mohammed V),

    - Lalla Nezha, née en 1940 à Rabat du second mariage, et décédée en 1977,

    - Lalla Amina, née à Madagascar le 8 avril 1954, (du troisième mariage du roi avec Lalla Bahia morte en 2008).



    Hassan II a eu cinq enfants avec Lalla Latifa Hammou



    • Lalla Meryem (1962),

    • Sidi Mohammed (1963), futur Mohammed VI,

    • Lalla Asma (1965),

    • Lalla Hasna (1967),

    • Moulay Rachid (1970).


    Hassan II a aussi épousé Lalla Fatima bint Qaid Amhourok, en 1961.
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 14:10

HISTOIRE

 

 

Sous sa forme brute et originelle, l’argile est une roche sédimentaire qui a été utilisée par l’homme depuis l’origine.

Pétrie avec de l’eau, elle se présente alors sous une forme malléable, une pâte.

Si elle est cuite, elle devient un outil résistant et imperméable. Elle devient alors céramique, porcelaine, briques ou tuiles.

De plus, elle est riche en minéraux et oligo-éléments, l’argile est donc un moyen que la nature nous a donnés pour soigner certains maux des hommes ou des animaux (ces derniers aussi peuvent bénéficier des mêmes traitements).

Déjà sous l’Antiquité, elle était utilisée pour soigner les blessures ou laver le linge. Les Egyptiens s’en servaient lors de la momification. Les Chinois, les Grecs et les Romains l’utilisaient aussi.
En France, ceux sont les naturopathes qui l’ont mis au goût du jour à la fin du XIXème siècle.

En matière de soins beauté, il y a deux types d’argile qui sont les plus utilisées l’argile blanche ou de l’argile verte. Mais on trouve des argiles d’autres couleurs qui sont commercialisées et qui ont leur spécificité (rouge, rose, verte, bleue…).

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Composition de l’argile



L’argile est composée de :

-Silice
-Calcium
-Aluminium
-Potassium
-Fer
-Sodium
-Manesium
-Phosphore
-Manganèse
-Cuivre
-Titane
-Cobalt
-Lithium
-Sélénium
-Molybdène
-Zinc.

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L’argile blanche



L’argile blanche ou kaolinite est utilisée en papeterie et en céramique pour donner de la blancheur, de l’éclat. On l’utilise aussi en jardinerie car elle lutte contre certains parasites (pucerons…).

Au niveau des soins beauté, l'argile blanche, contrairement à la verte est plus utiles aux peaux sèches mais elle convient à toutes les peaux, même les plus sensibles.




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L’argile verte



On peut faire de cette argile un usage plus varié que la blanche.


Elle apaise douleurs et courbatures, soulage les hématomes et coupures.

Voici l’utilisation que l’on peut faire de l’argile.

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L’ARGILE EN USAGE EXTERNE



En cataplasmes, l’argile a de nombreux effets : elle absorbe la chaleur du corps et donc réduit la fièvre. Mais elle a de nombreux effets :

-Effet calmant, antalgique, anti-inflammatoire

L’argile calme les douleurs de plusieurs types. Il peut s’agir d’entorses, de rhumatismes, de goutte….

-Effet bactéricide, antiseptique

L’argile verte absorbe les toxines de la peau

Elle aide à la guérison des abcès et panaris. La poudre d’argile stoppe les petits saignements. Il s’est avéré dans plusieurs cas qu’elle réparait les os ou stoppait la gangrène.

-Effet cicatrisant

Elle agit sous forme de pansement en éliminant les cellules mortes et en aidant à la reconstruction. Elle traite les brûlures et les calme. Elle favorise la reconstruction.

Elle guérit les hématomes et autres traumatismes ou les rougeurs et petits boutons.
En effet, elle nettoie la blessure, calme la douleur, résorbe les enflures.

Elle est utile aussi en cas de douleurs dentaires (un peu d’argile sur la dent, d’ailleurs elle rentre dans la composition de nombreuses pates dentifrice).

-Effet adoucissant

Utilisée en masque, l’argile verte adoucit la peau, la nettoie.

On peut utiliser de la poudre d’argile sur les fesses des bébés pour calmer les irritations (à la place du talc) ou soigner les coups de soleil….

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L’ARGILE EN USAGE INTERNE



Elle nettoie le corps de l’intérieur.

Bue avec un verre d’eau, elle aide à l’élimination des microbes et parasites de la paroi gastro-intestinale. Elle a une action très rapide car elle stoppe l’évolution des microbes.
Elle traite ainsi les diarrhées et les vers (des intestins).

Elle lutte contre les anémies en nettoyant le sang, contre les ulcères en jouant le rôle de pansement.

En suçant de l’argile, on se débarrasse des rhumes et angines.

Elle stimule donc l’organisme grâce à ses minéraux et oligo-éléments et renforce les défenses naturelles.

Prescription



•Utilisation en voie orale

Elle traite les troubles digestifs tels que les ballonnements en tapissant la paroi gastro-intestinale. Elle protège ainsi et absorbe.

La durée idéale d’une cure de consommation d’argile est de trois semaines : un verre par jour contenant une cuillère à café pour trois quarts d’eau. Si le traitement est plus long, il faut effectuer une pause d’une semaine après chaque cure.
Il vaut mieux préparer le verre d’eau et l’argile la veille de la consommation.

De plus, il est préférable de ne pas jeter de restes d’argile dans les canalisations pour ne pas les obstruer. En effet, elle peut constituer un dépôt au fond de l’évier.

•En cataplasmes

En cataplasmes, il faut couvrir l’argile d’eau et patienter une heure que le mélange opère (sauf en cas d’urgences comme une brûlure). Ensuite, on dépose la mixture sur une épaisseur d’au moins 2 cm sur un tissu ou du papier absorbant ; le côté argile directement sur la peau.

Le cataplasme sera froid pour traiter la fièvre et tiède (on réchauffe l’argile au bain-marie ou sur radiateur, ne jamais la cuire) pour traiter les organes internes tels que le foie, la vessie ou l’estomac.

Il faut bander le cataplasme pour le faire tenir au minimum 15 minutes au maximum une nuit. En cas de plaies ouvertes ou brûlures, il faut renouveler le cataplasme toutes les 15 minutes car l’argile sèche n’a plus d’effet. Idem si le cataplasme gêne, il vaut mieux le remplacer.

Ensuite, après la pose, il faut nettoyer à l’eau.

L’argile va absorber les toxines jusqu’à la cicatrisation de la plaie donc il est possible que le cataplasme démange, c’est normal.

Contre-indications



La prise régulière d’argile peut entraîner des inconvénients. Comme l’argile aide à l’évacuation des parasites du corps, des réactions inhabituelles sont possibles : évacuation de sang, de vers, une constipation par exemple. L’argile joue son rôle d’élimination des déchets du corps.

Elle peut aussi annuler l’effet de certains médicaments.

Elle agit aussi différemment sur les personnes souffrant de tension artérielle car elle enrichie le sang.


L’ARGILE EN SOINS COSMÉTIQUES



L’argile est la solution idéale pour les peaux à tendance grasse ou mixte car elle régule l’excès de sébum. Utilisée en masque sur la peau ou les cheveux, elle est idéale.
Elle soigne l’acné, la couperose. Elle éclaircit le teint, resserre les pores, purifie les tissus et aide à la cicatrisation.

Elle lutte même contre le vieillissement de la peau en s’attaquant aux rides. Elles ne sont pas éliminées juste atténuées.
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Le ghassoul des montagnes de l’Atlas

Cette argile d’Afrique du Nord est aussi efficace que les autres types. Le ghassoul est utilisé brut traditionnellement par les femmes par exemple en soins de beauté pour ses nombreuses vertus.

Elles l’utilisent en shampoing et en masques purifiant.

Au Maroc, le masque d’argile est fait ainsi : à la poudre d’argile, on ajoute de l’eau de rose pour l’humidifier. On laisser poser sur le visage dix minutes et on retire puis on hydrate la peau.
Sur les cheveux, on étale la pate d’argile (argile + eau) sur la longueur et les pointes et on rince après une petite pause et un massage du cuir chevelu.

Dans le bain, il est possible d’en ajouter un peu (mélangée à un verre d’eau) pour adoucir la peau. Cette méthode est largement utilisée en thalassothérapie.

En conclusion, l’argile est une solution efficace et bon marché à de nombreux problèmes de santé. L’argile blanche ou verte guérit de nombreux maux, mais attention elle ne guérit pas tous les maux.

Voici donc les qualités essentielles de l’argile :



-Absorbante
-Reminéralisante
-Purifiante
-Régénérant
-Antiseptique
-Détoxiquante
-Cicatrisante
-Antalgique
-Anti-congestive
-Anti-inflammatoire
-Adoucissante.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 00:38




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Dans la région Sous-Massa-Drâa, dans le sud du Maroc (province de Tinghir), la ville de Kelaat M’Gouna est connue pour sa production de roses et sa fête des roses qui a lieu au mois de mai tous les ans.

Histoire




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La ville se trouve dans la vallée dite « vallée des roses », entre Kelaa M’Gouna (la forteresse) et Boulmane du Dades. C’est la vallée du Dades, à l’est de la ville d’Ouarzazate. Elle est entourée d’énormes rochers et de petits villages aux maisons en terre.

La ville (14 000 habitants) possède une distillerie pour la production de l’eau de roses et de divers produits cosmétiques contenant de la rose.


La rose



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La rose de Kelaa M’Gouna est la « rose damascena ». Elle est très résistante.

L’histoire dit que son origine sur le sol marocain serait due au fait que des graines seraient tombées des pèlerins de retour de La Mecque au Xème siècle et qui passaient dans la vallée. Depuis, les rosiers embaument la vallée.

Les roses fleurissent à la mi-mai et ceux sont les femmes qui les récoltent à la mi-mai pendant une semaine qui sera clôturée par le festival, « moussem » (3000 à 4000 tonnes par an).

Les pétales sont distillés en usine pour fabriquer du parfum. Les roses sont aussi séchées pour les décors des maisons ou pour aromatiser les tisanes.

Le festival


festival.jpg

 

Le festival est très prisé des marocains. Il dure trois jours et permet à la nouvelle population de découvrir les produits et parfums à base de rose qui sont commercialisés sur place durant la foire ou par la suite.

Les visiteurs peuvent ainsi découvrir les produits issus de l’artisanat local (tapis, bijoux), le folklore avec les danses et spectacles : « ahidous » (danse locale), danse du sabre, danse de l’abeille.

La danse de l’abeille est une danse symbolisant le fait que l’apiculteur ne peut vivre sans les abeilles et vice versa (l’homme est l’apiculteur et la femme joue le rôle de l’abeille). C’est une ode à la nature.

Les touristes peuvent également assister à l’élection de Miss Roses. Son sacre est célébré par un défilé de chars décorés de roses aux milles senteurs.

Les habitants lancent sur les visiteurs des pétales de roses et les aspergent d’eau de rose.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 23:05


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Moulay Idriss Zerhoun (en arabe : مولاي إدريس زرهون) est une ville du Maroc, située dans la région de Meknès-Tafilalet. Cette ville, située dans la province de Meknès (à 25 km), a été fondée par Moulay Idriss Ier (fils d’Idris Ier a fondé la première dynastie musulmane Idrisside à Fès).

Cette ville abrite le sanctuaire du fondateur de la dynastie Idrisside, Idrîs Ier. Un mausolée (avec son tombeau) y a été construit. La ville est donc connue car elle est un lieu de pèlerinage annuel. Il s’agit pour le pays d’une ville sainte.

Le moussem, qui a lieu le dernier jeudi du mois d’août offre fantasias, spectacles et processions.

Perchée sur le Mont Zerhoun, la cité jouit d’une architecture islamique très élaborée qui traduit les traditions locales.

Dotée d’une mosquée, d’un mausolée et d’une médina, la ville est accueillante de part sa position géographique et ce qu’elle procure: sur une colline, la ville est entourée de plaines vertes où abondent des oliviers, des pruniers et des figuiers. Mais le terroir offre aussi du miel et des fruits secs.

Au pied de la colline, on retrouve le site de Volubilis. Le lieu a donc connu le mélange de différentes civilisations (les berbères, les romains, les arabes, les espagnols et les portugais).

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 22:53

On ne connait pas vraiment l’origine du mot ail (du latin « allium » ou du celte « all » signifiant « piquant ») ni son origine géographique (Asie centrale ou orientale).

Consommé comme une épice dès l’Antiquité (égyptiens, grecs et romains), il se répand en Europe comme plante médicinale. Il traverse le Monde en tant que protecteur (du mauvais œil et des épidémies).

Au XIXème siècle, il arrive en Amérique du Nord où il devient une spécialité chez les mexicains. Aujourd’hui, en Californie se trouve la vallée de Gilroy, qui se présente comme la « capitale internationale de l’ail ».

En Europe, c’est l’Espagne qui est le premier producteur.

 

 

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L’ail comme condiment



L’ail cru a des capacités supérieures à l’ail cuit car l’enzyme qu’il contient est détruit par la chaleur.

Il existe divers types d’ail, il peut être :

- à tige tendre et à tige dure (Amérique)
- Ail rocambole
- Faux ail (ail éléphant ou ail d’orient)
- Ail rose de Lautrec
- Ail d’Auvergne
- Ail rose du Var…

L’ail se conserve au sec et à température ambiante.


L’ail comme nutriment



L’ail est utilisé depuis des millénaires pour traiter divers problèmes de santé. En effet, il possède des principes actifs bénéfiques pour la santé. D’autant plus lorsqu’il est consommé en grande quantité.

Composition de l’ail




Un bulbe d’ail contient :
- Du manganèse
- De la vitamine B6
- Du phosphore
- Du fer
- Du cuivre
- Du sélénium
- De la vitamine C
- De la vitamine E
- Du calcium
- Du magnésium
- Du potassium
- Du sodium
- Du souffre.

L’ail contient donc des atomes de souffre. Ces composés sulfurés sont libérés lorsque l’ail est écrasé ou broyé : l’alliine qu’il contient se transforme en allicine. Celle-ci est transformée en composés sulfurés. Ces derniers sont ceux qui protègent l’organisme.

Des molécules à potentiel anti-cancérigène



L’ail tout comme les légumes de la famille des alliacés protègerait contre les cancers de l’appareil gastrique comme celui de l’estomac ou des intestins.
Plusieurs études ont démontré son efficacité dans la prévention de ces cancers.
L’ail protège des dommages causés par les substances cancérigènes et empêche les cellules cancéreuses de croître.

Prévention des maladies cardio-vasculaires



L’AHA (American Heart Association) a intégré l’ail dans la liste des aliments possédant un effet cardio-protecteur (comme le thé ou les noix).

Les études démontrent qu’il fait diminuer le taux de cholestérol et de triglycérides dans le sang, permettant ainsi de diminuer les facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires.

Action bactéricide



L’ail possède aussi une action antiseptique sur certaines infections de l’organisme.
Il était utilisé déjà lors des grandes épidémies et lors des batailles pour les plaies.

L’ail est aussi vermifuge et diurétique.

Action cosmétique



L’ail contient des antioxydants qui aident à prévenir les rides. En effet ses composés protègent de la dégradation des cellules du corps.

Dans les pays méditerranéens, on l’utilise aussi pour éliminer la teigne et prévenir la chute des cheveux.

Contre-indications



La consommation d’ail avec des médicaments traitant la coagulation (anticoagulants) risque d’augmenter cette dernière et donc les risques de saignements. Donc, il faudra l’éviter aussi avant une chirurgie.

L’ail a des effets secondaires qui peuvent être gênants. Outre le fait qu’il donne mauvaise haleine, il altère aussi le goût du lait maternel.

Une consommation excessive peut également altérer le transit intestinal et modifier le glucose dans le sang. Les diabétiques devront se renseigner avant toute consommation inhabituelle.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 22:44

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Essaouira ou « la bien dessinée » est une ville portuaire sur la côte atlantique du Maroc. Dotée de nombreux atouts, elle exerce un véritable charme sur les gens qui la visitent.

HISTOIRE



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Le lieu aurait servi de poste avancé sur la route du Sud aux carthaginois et de comptoirs. Dès fouilles archéologiques ont permis de dater la présence des phéniciens. Les phéniciens y auraient pris position sur l’Ile de Mogador (à un km de la ville) à titre occasionnel : l’île servait d’escale vers l’Afrique noire.

Les berbères y étaient déjà présents (royaume berbère) mais les romains transforment la région en province romaine de Maurétanie tingitane.

On retrouve des traces de présence à la fin du VIIème siècle av. J.-C., au VIème siècle av. J.-C, puis au IVème et IIIème siècle, puis au Ier siècle av. J.-C. durant le règne de Juba II dans le royaume.

Le comptoir retrouve son plein essor vers le IVème siècle.

Mais au Moyen Age, ceux sont les marins portugais qui découvrent le réel avantage que possède la ville. AU XIVème siècle, ils transforment la ville en « Mogador » (probable déformation du nom du saint local, « Sidi Mogdoul ») et font d’elle un important comptoir commercial.

Ils construisent un port au XVIème siècle, très utile pour l’exploitation de la canne à sucre) ainsi que des remparts. La ville devient une vraie forteresse.


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En 1764, le sultan Mohammed Ben Abdellah décide de construire une base navale. Il en confie ainsi à Théodore Cornut, un architecte français, disciple de Vauban, la réalisation ainsi que de celle d’une ville nouvelle, la casbah ou médina. Il s’y attèlera pendant trois ans.

La ville suit un plan très régulier (de larges avenues rectilignes), elle mérite bien le nom d’Essaouira, « la bien dessinée ».

Arabes, berbères, juifs et européens vivent en communauté.

Entre temps en 1844, les français prennent la ville à la suite d’un bombardement.

Au XIXème siècle, la ville connaît un véritable essor commercial surtout grâce à une importante communauté juive, aux nouveaux bourgeois marocains attirés par les produits venant de l’extérieur (bijoux, or, épices, esclaves…). La ville est surnommée alors « le port de Tombouctou ».

Les juifs quittent la ville au milieu du XXème siècle.

La ville connaît par la suite un déclin pendant le protectorat. En effet, d’autres ports plus grands que celui d’Essaouira sont plus utiles dans le pays : Tanger, Casablanca ou Agadir. Les eaux peu profondes du port de la ville ne permettaient pas l’abordage de plus grands navires.

A l’indépendance, la ville reprend son nom d’Essaouira.

Cependant, dans les années 90’s, la ville renaît grâce au tourisme et à l’élan culturel qui l’envahit, mais c’était déjà le cas dans les années 60’s grâce à l’engouement de diverses personnalités pour le lieu comme Jimmy Hendrix ou Cat Stevens.

La ville est aujourd’hui chef-lieu d’une province de 500 000 habitants.


GÉOGRAPHIE



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Située sur la côte atlantique, la ville connaît un climat quasi-printanier toute l’année (de 18° à 28°C.). Les journées sont chaudes mais les nuits sont fraiches. L’influence de l’océan est perpétuelle.

Le vent (les alizés) y est toujours présent, ce qui ne peut faire que le bonheur des personnes adeptes des sports nautiques (surf, planche à voile...).

Les oueds de la région permettent la culture des oliviers, thuyas et arganiers. Ces deus derniers arbres sont très réputés et spécifiques à la région.

Le thuya est un bois utilisé dans la région par les marqueteurs.

L’arganier, quant à lui, donne une huile dont les propriétés sont très utilisées en cosmétologie adoucissant et régénérant).


PATRIMOINE CULTUREL


La ville célèbre la culture et l’art.

La mixité des différentes religions qui se sont côtoyées tout au long des siècles (juifs, chrétiens, musulmans) derniers a fait d’Essaouira une ville cosmopolite.

Mais Essaouira possède les traditions et cultures de 2 grandes tribus :
- Les « chiadma » au nord, arabophones
- Les « « hahas » au sud, bébérophones.

La ville est connue grâce à sa culture « Gnaoua ». Mais il y a différentes autres cultures qui influencent la ville.

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La culture gnaoua



Les gnaouas descendent de Sidna Bilal, un esclave noir affranchi par le prophète et converti à l’Islam. Il a été le premier muezzin de l’histoire de l’Islam (il appelait à la prière).

Les gnaouas sont regroupés en confrérie dans la Zaouïa à l’ouest de la ville.

La musique gnaoua (avec les tambours, « tbals », les crotales, « qraqeb » et le luth, « guembri ») et la danse plutôt acrobatique gnaoua sont considérées comme profanes dans le pays.

En effet, la musique gnaoua est une musique de transe, de possession. Elle raconte l’histoire des gnaouas. Il y a justement une nuit, la « lila », qui guérit les « possédés ».Les musiciens invoquent le saint (chaque saint a sa couleur et ainsi chaque groupe musical) et l’encens délivre une atmosphère particulière.

Tous les ans s’y déroule le festival des musiques gnaouas. Les artistes sont nombreux à venir participer à la fête.

Elle accueille d’ailleurs le festival Gnaoua tous les ans.

La culture Haha



L’ « ahouach » est un poème (« amarg» ) chanté et dansé. Il est accompagné d’un instrument à corde unique le « ribab » et d’un à percussion, « le nakos.

Ceux sont les berbères noirs du XVIème siècle qui chantaient ces poèmes lorsqu’ils travaillaient dans les sucreries proches.

La culture Regraga



Les berbères regraga sont des chiadma. Ceux sont les descendants des 7 saints de l’Islam chargés de répandre l’Islam par le Prophète.

Chaque année a lieu un pèlerinage de 44 lieux saints (en mars et avril), c’est le printemps des regragas.

Ils sont connus et attendus pour apporter la chance (baraka) aux paysans pour les fruits de la terre et de l’océan.

Leur tournée à travers a région est populaire et offre à la population des spectacles (danses avec les chikhates et chants berbères avec l’aita). Elle se termine à Sidi Messaoud Boutritiche en moussem.

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La culture Aïssawa



C’est Sidi Ben Aïssa qui est à son origine à Meknès (XVIème siècle). Les chants sont des poèmes « dikr » soufis chantés au son des percussions (guembri, bendir et haubois).

La culture Hamadcha



Créée par Sidi Ali Ben Hamdouch au XVIIème siècle, elle est assez semblable à celle des aissawas. La seule particularité est que certains adeptes de ce style rentrent dans un tel état de transe qu’ils s’automutilent au son de la musique. Âmes sensibles s’abstenir.

Tous les groupes hamadchas du Maroc se regroupent à Essaouira chaque année.


PATRIMOINE ARTISTIQUE

TOURISME



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La ville a su s’adapter à l’affluence touristique en aménageant le front de mer de grands hôtels et de résidences de luxe.

Une station balnéaire est prévue comportant des hôtels, des villas et appartements, 2 golfs, des équipements sportifs et un parc immense.

L’aéroport a été également réaménagé.


La médina

La casbah était le lieu de résidence du sultan et de l’administration.

Située face à l’Océan, la médina est entourée de remparts.


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Les touristes peuvent se balader sur une longue et ancienne batterie ((200 mètres de long) où sont alignés les célèbres canons portugais qui protégeaient la ville des attaquants venus par l’océan. C’est la « Sqala de la Casbah ». Orson Welles y tourna son film « Othello » en 1952. Le panorama sur la baie est magnifique.

De là, on peut aller flâner à l’intérieur de la ville. Dans les grandes avenues rectilignes, on découvre l’artisanat local (travail du bois, du cuir, du cuivre…) et les riads qui offrent leur hospitalité.

Les portes (Bab Doukkala, Bab Marrakech) permettent aux alizés de rafraîchir les lieux.

La ville compte 4 marchés : aux poissons, aux épices (Souk Attarine), aux grains et la brocante traditionnelle.

En 2001, la médina, de part son architecture, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.


Les plages d’Essaouira

Elles sont immenses et très réputées pour être le lieu de pratique de grands sportifs nautiques (windsuf, kitesurf) qui aiment à venir s’exercer sur les spots de l’Océan Atlantique.
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D’ailleurs, la coupe du Monde de kitesurf y est organisée chaque année. Et de nombreuses écoles ont ouvert leurs portes pour toutes les activités liées au vent.

De nombreuses criques escarpées se révèlent le long du rivage. Et la corniche en front de mer assure un réel moment de détente.


Musées

La ville abrite de nombreux musées et galeries relatant l’histoire de la ville (tradition, architecture, patrimoine…) :

- Le musée Sidi Mohammed Ben Abdallah (armes, bijoux, tapis…), fondé en 1980 ;
- La galerie Frédéric Damgaard (peintures des artistes locaux)
- Espace Othello
- Gallerie Bab Sbaa
- Bastion Bab Marrakech, un des vestiges de l ‘histoire…

 

 

Festivals



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La ville accueille 4 festivals chaque année :

- Le printemps des alizés est un festival de musique classique, lyrique (avril-mai)
- Le festival de la musique gnaoua (juin)
- Le festival des jeunes talents (août)
- Le festival des Andalousies (musique andalouse, octobre-novembre)


A l’extérieur de la ville

La région offre aussi de merveilleux sites à visiter. Comme la plage de Sidi Kaouki à 25 km de la ville qui offre un panorama naturel idéal pour les amateurs de surf. Ou la plage de Moulay Bouzerktoun.

Les iles purpuraires, tout au long du littoral, protègent la ville de la fureur de l’océan. Elles ont protégées car elles abritent des espèces protégées et toute visite nécessite autorisation préalable des autorités.


L’ARTISANAT



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La marqueterie

Essaouira est connu pour le thuya. Ce bois est idéal pour la marqueterie. Les artisans de la ville s’en servent pour faire de très jolis objets en bois aux dessins typiquement hispano-mauresques (la « khotta ») : échiquiers, boites, des tables, des coffres….

Les artisans y incrusteront ensuite à leur gré d’autres types de bois comme l’ébène ou de la nacre, du cuivre…

Le complexe artisanal de Bab Marrakech est le lieu idéal pour venir voir le travail des artisans. La coopérative peut aussi être visitée.



L’orfèvrerie

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Elle a pour origine la culture Haha. Les bijoux sont souvent des porte-bonheurs ou des objets protecteurs.

Des écoles apprennent les techniques (filigrane, niellé, ciselé…) et le style dit souiri.

La tapisserie

La région est très connue pour la fabrication traditionnelle de tapis de qualité. En effet, déjà dans les ruelles de la ville, on peut voir le travail de la laine (démêlage, séchage, filage).



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Autres

Les artisans de la région travaillent sur tous les types de matériaux (argent, cuivre, bronze…) pour la ferronnerie, la dinanderie, la poterie…

Les touristes s’en donneront à cœur joie pour leurs achats dans les différents quartiers de la ville (chandeliers, cadres….) : au quartier juif (Mellah), quartier des forgerons (Hadada) ou des bijoutiers (Syvaghine).

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:47

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Ifrane (en arabe إفران ou يفرن, prononcé Ifrān ou Yefrān) est une ville du Maroc située dans le Moyen Atlas, à 1 713 mètres d'altitude. Elle est le chef-lieu de la province d'Ifrane.


La ville, surnommée la petite Suisse, fait partie des villes touristiques les plus visitées au Maroc.


Histoire



ifrane


 

Son nom berbère signifie « grotte ». En effet, de nombreuses grottes entourent la cité jusqu’à la ville de El Hajeb. Ses grottes auraient été habitées dès le Néolithique. Des vestiges datant de la Préhistoire y auraient été découverts.

Ceux-sont les berbères (la tribu des Béni M’Guild et les Béni M’Tir) qui s’y sont installés et qui ont fait de la ville ce qu’elle est.

Mais Eirik Labonne, secrétaire général du Protectorat, dès 1928, fait de la ville non seulement une station estivale pour les colons français, une garnison militaire mais aussi une vraie municipalité en 1947. Aujourd’hui la ville est le chef lieu de la province.

Ce qui caractérise la ville, c’est sa situation géographique et son urbanisme de type européen.


Climat



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Ifrane l'hiver


Le climat est l'un des atouts de la ville. En effet, située dans le Moyen Atlas, à plus de 1700 mètres d’altitude, la ville jouit d’un climat frais très prisé durant les saisons chaudes par les Marocains. Le climat y est humide. La pluie tombe souvent. Surtout en hiver. Et la neige fait le bonheur des Marocains. La température annuelle moyenne est de 10.8°C. Ce qui donne au lieu un cachet européen. On l’appel « la Petite Suisse ».

Il faut savoir aussi que l’on peut y croiser des sportifs de haut niveau qui ont choisi le lieu pour leurs entrainements en altitude non seulement pour la fraîcheur qu’on y trouve mais aussi pour son équipement sportif de haute qualité.

La ville possède donc de nombreux attraits.


Faune, flore et tourisme



La région est connue pour sa biodiversité tant au tant de la faune que de la flore. L’état à ce sujet met une forte pression sur la ville pour remédier aux dégâts que subit la forêt de par les visiteurs-pollueurs potentiels.

La province jouit d’un parc naturel (un vrai potentiel) dans lequel, il y a :

 

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- des cèdres (la plus forêt de cèdre au monde),
- des gîtes,
- des sources : Vittel, Daït Oua…,
- des cascades,
- un Oued (Oued Tizgit),
- et de nombreux lacs et plans d’eau qui font le plaisir des pêcheurs.


Les animaux sont nombreux aussi et ils font le bonheur des touristes et des écologistes qui viennent les étudier :

 

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- Les macaques sont les plus nombreux
- 140 espèces d’oiseaux dont des rapaces rares qui font escale dans le parc pendant leur migration,
- des reptiles,
- des amphibiens.

En ville, un petit train touristique dessert les différents sites touristiques tels la sculpture d’un lion dans un parc de la ville ou l’Université mondialement connue « Al Akhawayn » créée en 1995 qui a été financée par un Roi saoudien mais avec un système éducatif à l’américaine (les cours sont en anglais).

La ville a un réel charme populaire.

 

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