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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 14:50


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Rabat (en arabe : الرباط [ar-Ribat]) est la capitale du Maroc. Centre administratif mais aussi commercial, la ville compte avec Salé et Témara (une conurbation, ensemble urbain) de 1,6 millions d’habitants.

Histoire



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Le maréchal Hubert Lyautey


L’origine de la ville est un fort construit par les Almoravides où ils se retrouvaient pour préparer leurs attaques.

En 1150, les Almohades y installent une citadelle (un « ribat », une forteresse ; d’où le nom de « Rabat ») sur le site qui deviendra Rabat. Aujourd’hui, c’est la Casbah des Oudayas.

C’est Yacoub El Mansour qui agrandira la ville et l’encerclera de remparts et d’immenses portes. Il y ajoutera une grande mosquée, restée inachevée à ce jour la Tour Hassan) à cause d’un tremblement de terre.

La ville connaîtra un réel succès lorsqu’elle servait de camp de base aux Almohades pour leurs expéditions vers l’Espagne et surtout l’Andalouise.

Ensuite, la ville connait une période de déclin (XIIIème-XVIIème) lorsque Fès est choisie comme capitale par les Mérinides et ce jusqu’en 1609, lorsque les Morisques (réfugiés musulmans chassés d’Espagne) s’installent à Rabat, dans la Casbah.

À l’époque la ville était connue comme la République (maritime) du Bouregreg, du nom de l’Oued sur la rive duquel elle est installée ou comme Salé-le-Neuf, du nom de la ville d’à côté.

À l’arrivée des Alaouites (1666), la ville devient Rabat.

Au XIXème siècle, un nouveau rempart est édifié, mais détruit peu après. Le maréchal Lyautey en fera la capitale du protectorat français en 1912, attirant ainsi à elle l’élite intellectuelle. La ville restera tout de même la capitale du pays même après l’indépendance en 1956. Elle devient à la fin de Seconde Guerre Mondiale une base militaire aérienne américaine.


Géographie




Carte localisation de Rabat


La ville de Rabat est située sur la côte atlantique, au nord du pays. Des remparts cernent la capitale. Ils ont été édifiés par les Almohades à la fin du XIIème siècle.

C’est Henri Prost, à la demande du Maréchal Lyautey en 1913, qui dessine les plans de la ville nouvelle.

L’Oued Bouregreg sépare la ville (au nord) de celle de Salé (au sud). Il prend sa source au Moyen Atlas et se jette dans l’océan atlantique. Il fait de Rabat un port important par où transitent des millions de marchandises.

C’est dans cette ville que se trouve le pôle administratif du pays : les administrations et la royauté. C’est la deuxième ville du pays après Casablanca.

La population est toujours croissante. De ce fait, la ville concentre la majorité des établissements d’enseignements supérieurs : universités, écoles d’ingénieurs (Université Mohammed V-Agdal Université Mohammed V-Souissi)…

Les automobilistes encombrent souvent le centre, ce qui a poussé le gouvernement à investir dans le réseau urbain. La ville est desservie par un réseau de transport regroupant bus, train (2 gares, la ville est à une heure de Tanger et seulement une demi-heure de Casalanca) et désormais le tramway (22 km, 41 stations), faisant de la ville un lieu moderne avec un trafic fluide. Il ne faut pas oublier que l’aéroport Rabat-Salé joue un rôle important dans la région.


Arts et culture

Culture

 

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Remparts de la ville


L’héritage culturel est de type arabo-andalou. La ville abrite un théâtre national (le théâtre Mohammed V), des galeries d’art (comme la galerie Mohammed El Fassi par exemple), un musée des Arts contemporains et d’autres espaces culturels (l’appartement 22).

On y trouve aussi un Institut Supérieur de la musique et de la danse. La ville souhaiterait aussi devenir capitale culturelle. De nombreux projets sont donc en cours : un plus grand théâtre, une bibliothèque nationale, un musée archéologique….

La ville attire de nombreux touristes. Et le mois de mai voit le Festival Mawazine attirer 2 millions de spectateurs.

De plus le climat y est de type méditerranéen. L’air est chaud l’été mais l’air frais de l’Océan rafraichit le lieu et froid l’hiver.


Tourisme



L’histoire, l’héritage de la ville font de celle-ci un haut lieu touristique marocain.

Les portes des remparts



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Porte de Bab el Had


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La porte Bab-er-Rouah




Les principales sont au nombre de cinq :

- Bab El Alou
- Bab El Had ou Bab Marrakech ou Bab Jdid
- Bab El Rouah (la porte des vents)
- Bab El Hdid
- Bab Zaër ou Bab Chellah…

La casbah des Oudaïas


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Il s’agissait d’une caserne romaine défendant la ville de Salé. Cette ancienne forteresse qui surplombe l’Oued abrite aujourd’hui un musée (des Oudayas) national des bijoux, une mosquée, la medersa et le jardin des Ouadayas (1915, de type andalou).

Le Bouregreg


Cet oued qui sépare la ville de Rabat et celle de Salé a été réaménagé en 2006. Aujourd’hui, on y trouve :

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- un port de plaisance : La Marina
- Bab Al Bahr (la porte de la mer). Bien évidemment, de nouveaux lotissements y ont trouvé place aussi : hôtels et autres ensembles résidentiels (logements, cliniques…)
- des lieux de culture (la Cité des Arts et métiers), tourisme et loisirs.

Un nouveau port de pêche accueillant de plus gros navires est envisagé.

Il faut noter que la majorité des nouveaux projets sont souvent confiés et en partie financés par des états étrangers des Émirats arabes. Des tours d’affaires, des centres commerciaux, des résidences, des hôtels… et même une ville nouvelle du nom de « Tamesna », au sud de la ville, qui accueillerait 250 000 habitants.

Le zoo de Témara sera remplacé par un nouveau complexe touristique et immobilier.

La Tour Hassan



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C’est le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 qui a détruit cette mosquée édifiée par Yacoub El Mansour au XIIème siècle. Il n’en reste que des vestiges (minarets et colonnes). Le mausolée sur le même site abrite les défunts rois du Maroc (Hassan II, Mohammed V).

Chellah

 

chellah

Porte de Chellah

 

Il s’agit d’une ancienne cité romaine fondée en 1339 dont il ne reste que des ruines. C’est aussi une nécropole mérinide tombe de Abou Youssef Yacoub et de ses successeurs. Elle était à l’époque une mosquée, une école et un lieu d’hébergement pour les pèlerins.

Aujourd’hui, les habitants viennent se recueillir sur les tombes des saints. Ils ont prêté au lieu divers pouvoirs : on raconte que le bassin aux anguilles serait alimenté par une source miraculeuse (la source des Canons où se trouvait un poisson aux écailles d’or) qui traiterait la fertilité.


Dar El Makhzen

 

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Palais Royal Dar el-Makhzen


C’est le palais Royal et le siège du gouvernement. 2000 personnes y vivent. Seules les personnes accréditées peuvent y pénétrer tout comme la place du Méchouar, l’enceinte du Palais.

La médina

Comme toutes les villes au Maroc, elle est le centre de la ville et abrite l’âme de la ville dans ses différents quartiers (le Mellah, ancien quartier juif…), les souks…

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Les autres lieux à visiter


La ville possède de nombreux espaces verts comme le parc Ibn Sina, appelé Parc Hilton ou poumon vert de la ville (pins et eucalyptus) et le jardin d’Essai.

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Le golf accueille chaque année le trophée international Hassan II. On peut faire du shopping dans le quartier de l’Agdal ou au Mega Mall (centre commercial, bowling, patinoire, cinéma…),

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Le golf Dar Essalam



On peut y pratiquer aussi divers sports. La ville possède des équipes nationales en football, handball et basketball.


On peut également aller surfer sur les spots de l’Océan ou monter à cheval à Dar Essalam (mais il y a de nombreux autres clubs équestres, la discipline est en fait très appréciée par la famille royale).

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Published by Maria El Aïssi - dans Culture générale
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